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  • SAINT-CYPRIEN, LA REACTION CITOYENNE (2)

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    comme nous l'avons vu cette affaire est grave, pas seulement pour les citoyens de Saint-Cyprien mais pour tous les citoyens et elle révèle la nature profonde du système de

    gouvernance des collectivités locales et du pouvoir quasi absolu du maire.

    C'est dans ces situations de crise que le citoyen à le devoir de réagir et de demander des comptes.

    Car tous, autant que nous sommes, notre travail et notre patrimoine font l'objet de prélèvements fiscaux lourds et à ce titre nous disposons d'un droit de regard sur l'usage de nos impôts.

    Cette approche pourra sembler réactionnaire à quelques uns, mais je pense que pour être efficace l'action citoyenne doit s'appuyer sur des réalités incontestables et des réalités qui touchent chacun d'entre nous quotidiennement.

    Ainsi le scandale de saint-Cyprien ne concerne pas seulement les habitants de cette ville mais chaque français et françaises qui payent de leurs poches les frasques de tel ou tel potentat local par le fait seulement que de l'argent de l'état est aussi utilisé dans les budget communaux, tout est lié, et il faut le dire et le répéter.

    C'est au titre de ce principe que je me permet d'intervenir dans le débat et invite chaque citoyen à le faire.

    Revenons à la réaction citoyenne à cette affaire et examinons déjà l'action des élus d'opposition qui sont sur place Marie-Pierre Sadourny-Gomez du PS et M. Thierry del poso du nouveau centre.

    Monsieur Del Poso dont on découvre l'existence dans un article de l'indépendant.

    On peut y lire une très jolie déclaration : "« Ils ne pouvaient pas ignorer l'importance des dépenses pour les objets d'art. Ils ont laissé faire, notamment le premier adjoint

    chargé des finances », estime Thierry Del-Poso, élu d'opposition, qui décrit le conseil comme « un troupeau de buffles cernés par des lions. Ils se serrent les uns contre les autres de peur de se faire dévorer »

    Ce monsieur a le mérite de signaler 2 choses importantes qu'il ne faut jamais perdre de vue :

    1) Le maire n'a pas agi seul et l'équipe, aux manettes aujourd'hui, était au courant des agissements coupables de Jacques Bouille.
    2) Avant le déclenchement de la procédure Pénal, des avertissements avaient été lancés.

    cependant le personnage, qui ne l'oublions pas, fait parti du "nouveau centre" parti croupion de l'UMP et constitué au départ des traitres de chez Bayrou élus plus préoccupés par leur carrière que par la défense des grands principes, déclare dans un article de l'indépendant du 19 décembre 2008

    "Le conseil municipal doit se constituer partie civile". "La gravité des faits reprochés à MM. Bouille et Blasco, accompagnés d'un contrôle judiciaire pour le second, leur
    interdisent de fait d'exercer leurs mandats", constate Thierry Del Poso, conseiller municipal d’opposition (Nouveau Centre), dans un communiqué. L’élu estime que "la première victime de leurs agissements reste la population de St-Cyprien qui devra en supporter le coût". Il estime donc que le conseil municipal doit "se constituer partie civile sans délai à l'encontre de M. Bouille". "En cas de refus, ajoute-t-il, "cela entraînerait un recours devant le tribunal administratif pour se faire autoriser à pallier la carence de l'équipe en place". Thierry Del Poso n’est par contre pas d’accord avec la demande de mise sous tutelle proposée par l’élue socialiste Marie-Pierre
    Sadourny-Gomez : "Elle entraînerait un blocage de tout investissement et le risque de résiliation des contrats d'emplois municipaux afin de réaliser des économies", fait valoir l’élu selon qui cette demande démontre "un aveu d'incompétence à gérer une situation de crise". Pour Thierry Del Poso, "il est grand temps de rassurer tant la population que les employés municipaux sur notre capacité à remettre les choses à leurs places"

    En clair il est urgent de ne rien faire et ceux qui agissent, Marie-Pierre sadourny-Gomez, sont dangereux et incompétenst. En bref il faut faire confiance à l'équipe en place pour rassurer la population. Depuis le 19 ou 20 décembre aucune nouvelle de Thierry Del-Poso sur le net, personnellement je ne pense pas que ce monsieur soit très crédible et  ses indignations sont très orientées !

    En revanche la socialiste Marie-Pierre sadourny-Gomez méne la lutte et dispose d'un blog qui informe les citoyens, chiffres et faits à l'appui, et sur lequel les internautes peuvent laisser des commentaires.

    Elle et ses amis ont organisé un regroupement devant la mairie de st Cyprien dés le 20 décembre 2008.

    Elle est également a l'origine de la manifestation du 5 janvier 2009 devant la mairie, les manifestants devant une mairie fermée à 17 heures ont demandé la démission du conseil municipal, de nouvelle éléctions et on fait circuler une pétition que vous trouverez sur le blog de MPSG.

    Le citoyen éclairé pourra également trouver en ligne le tract de campagne des municipales 2008 et constater que tout été dit !

    Dans les blogs politiques ajoutons le modem qui semblent vouloir se bouger un peu en réclamant la démission de l'équipe municipale.


    N'étant pas socialiste je suis d'autant plus à l'aise pour me faire une opinion, et cela à distance de la sincérité et de l'efficacité de la réactions des politiques locaux et de constater que l'efficacité et le bon sens sont aujourd'hui du coté de l'élue de la liste "St Cyprien si on changeait".

    Du coté des blogs il est à noter que certain on pris l'initiative comme un certain Bernard qui a ouvert un blog ici

    saluons l'initiative.

    pour finir citons un blog de politique locale  : ici .

    Dans un prochain épisode nous analyserons la réaction de l'UMP assez exemplaire de la décomposition et de l'immoralité de la vie politique de ce pays.

  • SAINT CYPRIEN (66), RAPPEL DES FAITS ET SUIVI (1)

     

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    rappellons que le maire de saint-cypriens (66) est mis en examen  pour "blanchiment, corruption par personne exercant un mandat électoral, trafic d’influence, prise illégale d’intérêts, détournement de biens publics, entrave à la manifestation de la vérité, subornation de témoins, faux et usage de faux".

    Maire (UMP) de la cité balnéaire depuis 1989, il était avec quatre autres personnes gardé à vue depuis lundi 8 decembre 2008 au matin dans le cadre d’une enquête préliminaire sur l’achat par la commune de statuettes, tableaux de maîtres et oeuvres d’art, en 2006 et 2007, dont certaines auraient disparu.

    Laissées libres sous contrôle judiciaire, les quatre personnes sont son épouse, un adjoint (tous deux mis en examen pour "complicité et recel"), un promoteur immobilier et le gérant d’une société de travaux électriques. Les deux derniers sont mis en examen pour "corruption active, blanchiment et entrave à la manifestation de la vérité".

    l’affaire a débuté en mai 2007 par un signalement Tracfin (cellule française de lutte anti-blanchiment) faisant état de nombreux versements sur les comptes de Jacques Bouille. Le maire avait alors été entendu une première fois puis l’enquête était restée au point mort jusqu’aux élections municipales de mars dernier.
    Durant la campagne, les opposants au maire sortant avaient fait de l’endettement de la commune leur cheval de bataille et avaient pointé du doigt les achats d’oeuvres d’art effectués par la municipalité, jugés “colossaux” au regard du déficit de 42 millions d’euros en 2006 (soit 4 776 euros par habitant).
    Près de 300 oeuvres d’art

    De là, les investigations confiées à l’antenne de la PJ étaient relancées et s’orientaient notamment sur l’acquisition faite au cours des dernières années par la municipalité de tableaux, sculptures, statuettes… parmi lesquels des oeuvres de maîtres comme Dali, des pièces rares en bronze, des Netsuke (petites statues asiatiques). Environ 300 pièces commandées dans des ventes aux enchères à Deauville, Cannes… dont personne ne semble véritablement savoir où elles sont passées. Aucun inventaire n’a en effet été dressé.
    Cinq millions d’euros d’achats en deux ans
    Selon le registre administratif M14, Saint-Cyprien a acheté en 2006 et 2007 pour 5 millions d’euros (2M E sur la seule année 2007) de pièces de valeur.

    A plusieurs reprises, le maire, par délibération de son conseil municipal, avait eu “carte blanche” pour un montant maximum de 500 000 euros afin de procéder à ces achats. Vendredi dernier encore, une délibération lui a donné procuration pour de nouvelles acquisitions au cours du premier trimestre 2009 à hauteur de 800 000 euros.

    Apparemment, tout réussissait à ce médecin de 62 ans. Il avait épousé la fille du plus important propriétaire de la station balnéaire de Saint-Cyprien (Pyrénées-Orientales). Sous l'étendard du RPR, il avait conquis la mairie en 1989, le canton cinq ans plus tard. Depuis, il régnait en maître sur ce coin de Catalogne remodelé par l'aménagement touristique et le boom immobilier.

    Les enquêteurs auraient mis au jour des pratiques d'aigrefin. De nombreux versements insolites auraient été effectués en billets de 500 euros sur les comptes personnels de l'édile et sur ceux de son épouse. 

    Les fournisseurs de la mairie auraient été rackettés: un entrepreneur aurait été sommé de verser 140 000 euros pour décrocher le marché de l'éclairage public. Un promoteur aurait dû trouver 100 000 euros pour obtenir du maire un permis de lotir.

    Jacques Bouille agissait en intouchable. Membre de la Grande Loge nationale française, il avait été l'homme fort du RPR puis de l'UMP dans le département.

    Nicolas Sarkozy avait fait de lui le secrétaire départemental de l'UMP. Avec le président de la fédération, Jean-Paul Alduy, sénateur maire de Perpignan, Bouille formait un tandem si brinquebalant qu'il se dissocia, en 2006, quand, fatigué des tensions, le maire de Saint-Cyprien préféra claquer la porte.
    Ses opposants n'ont jamais réussi à le coincer. Ils avaient beau dénoncer l'endettement colossal de la commune, épingler les banquets fastueux -homard et foie gras- offerts aux seniors, les honoraires faramineux payés, de 1990 à 1994, à un expert, par ailleurs ponte du RPR, le Dr Bouille a toujours été nettement réélu.

    Aujourd'hui l'information sur cette triste affaire se fait plus rare, et les dernières dépêches trouvées sur google-actualité se font rares, nous verrons dans un deuxième épisode les formes de la réaction citoyenne et les réponses des amis de Jacques Bouille, l'UMP.

     

    http://www.lexpress.fr/actualite/politique/pourquoi-un-maire-se-retrouve-aujourd-hui-en-prison_728282.html

     http://www.france-info.com/spip.php?article227292&theme=9&sous_theme=11

    http://www.ladepeche.fr/article/2008/12/21/511163-L-affaire-qui-scandalise-tout-Saint-Cyprien.html