mercredi, 12 mars 2008
SNACK A LA FNAC.


Mouvement de grève dans les
Fnac
Des débrayages de quelques heures ont touché aujourd'hui plusieurs Fnac de province, dont celle de Nice, alors que des négociations salariales annuelles se tiennent vendredi, a-t-on appris de sources syndicales.
L'intersyndicale CGT-CFDT-CFTC-FO-Sud-Unsa de Fnac Relais (groupe PPR), qui gère les 50 magasins de l'entreprise en province, demande des "augmentations générales et significatives des salaires", dénonçant un "fort dynamisme" de la société qui "s'est fait sur le dos des salariés".
"75% des salariés dans les premiers échelons, soit 75% du total des salariés, sont au salaire minimum conventionnel", affirme dans un communiqué l'intersyndicale qui pointe la "dégradation du pouvoir d'achat" alors que la Fnac a enregistré en 2007 de bons résultats, avec une hausse de 7,4% de son chiffre d'affaires à 4,58 milliards d'euros.
Source : AFP
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l'état connu à cette heure des magasins concernés, des ajouts sont toujours possibles
Les magasins suivants ont observé des arrêts de travail ce matin, cet après midi ou la journée :
Toulon,
Toulouse,
Marseille,
Nice
Troyes
Strasbourg,
Rouen
Lille
Clermont
Lyon 1 et 2
Rennes
Montpellier
Angers,
Metz,
Pau.
Reims , Annecy
Le meilleur score est réalisé par Troyes où il y avait 15 grévistes sur 17 salariés présents ce matin.
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J’y étais, et ils étaient pas contents.
L’encadrement était sur les dents et le Directeur dans ses petits souliers.
De nombreux salariés qui n’étaient jamais sortis étaient présents.
A noter que les services de sécurité du centre commercial de ma FNAC nous ont surveillé de près et sont intervenus brutalement quand un jeune journaliste à voulu nous prendre en photo.
Cet incident a fait prendre conscience a beaucoup que la violence pouvait se déchaîner à n’importe quelle moment et que le tout répressif nous guette.
La Fnac sort d’un plan social et entre dans une série de restructurations qui dégradera encore l’emploi dans la société.
Tous les grèvistes ont mangé devant l'entrée du magasin, ce qui explique le titre du billet.
07:45 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : fnac, grève
jeudi, 28 février 2008
NOUVELLES FORMES DE LUTTES.

Devant l'innéficacité des formes traditionnelles de protestations on peut s'inspirer de l'exemple ci-dessous.
Sur l'excellent site miroir-social.
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La manifestation virtuelle organisée fin septembre par des salariés de la filiale italienne sur les implantations d’IBM dans Second Life a conduit 2 mois plus tard à la démission bien réelle du PDG local. L’initiative a été primée par le Forum Netxplorateur qui s’ouvre aujourd’hui au Sénat.
Le Forum Netxplorateur qui se tient aujourd’hui et demain au Sénat vise à « décrypter les nouvelles tendances numériques ». A ce titre, 10 projets ont été sélectionnés dans le monde pour leur originalité, leur exemplarité et leur "impact social prévisible". Et la grève virtuelle des salariés IBM italiens en fait partie. Retour sur cette première manifestation virtuelle dont les effets ont été bien réels.
Un monde virtuel en expansion où IBM a investi des sommes importantes pour y implanter un centre d'achats.
En septembre dernier, lors des négociations sur le renouvellement de la convention collective interne à IBM-Italie, la direction locale a sèchement refusé toute augmentation de salaire, et à même décidé de supprimer la prime annuelle de résultats (environ 1000 euros). En réplique, la RSU (Représentation Syndicale Unitaire) affiliée à l'UNI (Union Network International ) a décidé de provoquer IBM sur un terrain inattendu : celui de Second Life, monde virtuel en expansion où IBM a investi des sommes importantes pour y implanter un centre d'achats, supporté par plusieurs milliers de salariés ayant dus pour cela se créer un "avatar" professionnel.
Le 23 septembre 2007, tout un chacun dans l'entreprise pouvait obtenir un "kit de grève" avec T-shirt au sigle de l'UNI, banderoles et pancartes, etc ..., et aller sur le site IBM Second Life pour manifester et revendiquer en faveur de son salaire. Sur la journée, 1850 avatars de salariés IBM se sont ainsi retrouvés sur Second Life. La presse italienne (dont le JT du soir sur la RAI), puis internationale, s'est intéressée à ce phénomène nouveau et particulièrement original, lui donnant ainsi une plus grande ampleur.
Un PDG incapable de gérer le conflit salarial
Les résultats, dépassant tous les espoirs des organisateurs, se sont fait sentir dans les deux mois suivants ... Le P-DG d'IBM Italie s'est fait vilipendé par la maison-mère IBM aux US, au motif qu'il avait été incapable de gérer le conflit salarial, et que la grève virtuelle avait abîmé l'image d'IBM dans le monde, et pas que virtuellement ! Il a alors démissionné de ses fonctions, et une nouvelle négociation s'est ouverte avec les représentants des salariés, permettant de trouver un accord accepté par les syndicats.
De nouvelles formes d'actions des salariés peuvent être payantes.Cette expérience montre que de nouvelles formes d'actions des salariés peuvent être payantes, et que les syndicats, souvent accusés de ringardise par leurs détracteurs, sont en capacité de maîtriser les évolutions de leur époque et d'être inventifs. Déjà, certains d'entre eux ouvrent des espaces virtuels d'échanges sur Second Life, en complément de leurs sites web devenus "classiques". Et c'est en additionnant les bonnes vieilles "recettes de papa" et les actions originales et médiatiques comme celles sur la Toile, que les salariés pourront prendre en tenaille le patronat et faire bouger les lignes en leur faveur.
12:30 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : ibm, lutte, grève, virtuelle

