vendredi, 02 novembre 2007

DERIVE PRESIDENTIELLE.

Bayrou voit dans le rapport Balladur une dérive des institutions

Le 02/11/2007 à 07h36 GMT
PARIS (Reuters) - Les propositions du comité Balladur sur la réforme des institutions aggravent la dérive du régime vers une "présidentialisation" à outrance et il faut changer leur orientation, estime l'ancien candidat centriste à l'Elysée François Bayrou.
"Ce projet ne correspond pas aux attentes de ceux qui, de bonne foi, espéraient qu'on allait trouver un nouvel équilibre pour la vie politique française. Il accentue un certain nombre de dérives de nos institutions et de leur pratique. Je me battrai pour en changer l'orientation", dit-il dans Le Figaro de vendredi.
Le président du Modem, qui s'est toujours prononcé pour un renforcement du Parlement, juge que le rapport n'efface pas la confusion entre exécutif et législatif.
Il dit être particulièrement inquiet à cet égard de la proposition d'organiser le premier tour des législatives le même jour que le second tour de la présidentielle.
Par ailleurs, la proposition du comité Balladur de permettre une élection à la proportionnelle pour seulement 20 députés sur 577 "n'a pas de sens", dit-il. Pour lui, "c'est même presque insultant".
Il remarque que la procédure d'avis parlementaire proposée par le comité pour encadrer le pouvoir de nominations du président n'a pas de portée, dans la mesure où le chef de l'Etat dispose d'une majorité chez les députés. Il faudrait instaurer une procédure de vote à la majorité qualifiée, dit-il.
La possibilité pour le président de s'adresser aux Assemblées, elle, ne choque pas François Bayrou, à condition qu'il soit possible que les députés et les sénateurs lui répondent.
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J'aime bien François quand il nous parle de la fonction Presidentielle avec ces mots (amour, tendresse. générosité).
Si c'est pas destiné à not'Président, c'est que j'ai rien compris !