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  • CAR LA FOLIE DE DIEU.......

    Car la folie de Dieu est plus sage que les hommes, et la faiblesse de Dieu est plus forte que les hommes. »
    1 Corinthiens 1:23

     



    Gregorio Allegri - Miserere
    envoyé par Chevalier_du_Christ. - Clip, interview et concert.

  • UN JOLI TEXTE ET UN JOLI BLOG !

    Un blog qui pousse à la réflexion.... et ce texte que je ne peux m'empécher de reprendre..

    Blog ici.

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    Suite à la mise en place de décryptages (debunkages) du fatras sataniste ou pseudo-sataniste qui émaille ou structure nombres de produits des laboratoires de bruit de la Pieuvre, le public a une

    compréhension accrue des câbles qui sous-tendent la toile d'araignée de notre pseudo-réalité.

    C'est peut-être un progrès, un accroissement de conscience, ou peut-être une manœuvre supplémentaire, un raffinement, pour occuper un peu plus et un peu plus loin le mental de ceux qui cherchent. Plus on s'éloigne du noyau principal du troupeau, et plus les techniques de rabattage évoluent. L'énergie consacrée à examiner ces leurres ne l'est pas à nous libérer.

     

    Se libérer revient à s'élever, ascensionner, pour employer un terme maintenant galvaudé. Saviez-vous que la marquise ascensionna à cinq heures, cher Paul Valéry ? Sortir des préoccupations, des ronces.

     

    S'il est un grillage qui nous retient particulièrement dans l'enclos, c'est bien l'épais réseau des soucis matériels. J'ai mis sous ce texte deux extraits des évangiles de Mathieu et Luc, bien connus, mais jamais assez, et un texte de Boris Mouravieff sur la consistance du « pain supersubstantiel », seule nourriture que nous ne devrions jamais cesser de demander.

     

    Il suffit de consulter les medias, quels qu'ils soient, pour voir que tout ce qui est proposé à notre attention concerne la vie matérielle. Mesdames et Messieurs les rois du monde ne se réunissent que pour parler d'économie. Le Nomos de l' Oikos. Ils sont les représentants et les célébrants officiels du culte de Mammon, du moderne Veau d'or. Mais après tout, cela reste leur problème.

     

    Notre problème, à nous, c'est que la banalisation, le brouhaha récurrent, la spirale : travail (tripalium, instrument de torture), chômage, prêt, emprunt, voiture, manger, baiser, vacances, fringues, paraître, retraite, revenu, niveau de vie, ce ressac constant contre notre être fragile l'érode comme la mer érode une falaise. Un jour la falaise est devenue sable, sans s'en être aperçue.

     

    Pourtant, il y a deux mille ans qu'on nous le dit, qu'on le hurle à nos oreilles sélectives :

     

    « C'est pourquoi je vous dis : Ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez, ni pour votre corps de quoi vous serez vêtus. La vie n'est-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement ? 26  Regardez les oiseaux du ciel : Ils ne sèment ni ne moissonnent, ils n'amassent rien dans des greniers, et votre Père céleste les nourrit. Ne valez-vous pas beaucoup plus qu'eux ? 27  Qui de vous, par ses inquiétudes, peut ajouter une seule coudée à la durée de sa vie ? 28  Et pourquoi vous inquiéter au sujet du vêtement ? Observez comment croissent les lis des champs : Ils ne travaillent, ni ne filent ; 29  cependant je vous dis que Salomon même, dans toute sa gloire, n'a pas été vêtu comme l'un d'eux. 30  Si Dieu revêt ainsi l'herbe des champs qui existe aujourd'hui et demain sera jetée au four, ne vous (vêtira-t-il) pas à plus forte raison, gens de peu de foi ? 31  Ne vous inquiétez donc pas, en disant : Que mangerons-nous ? ou : Que boirons-nous ?ou : De quoi serons-nous vêtus ? 32  Car cela, ce sont les païens qui le recherchent. Or votre Père céleste sait que vous en avez besoin. 33  Cherchez premièrement son royaume et sa justice, et tout cela vous sera donné par-dessus. 34  Ne vous inquiétez donc pas du lendemain car le lendemain s'inquiétera de lui-même. A chaque jour suffit sa peine.»

    Matthieu VI, 25-34

     

    Qui a une meilleure solution à proposer pour sortir du trou ?

     

    « Jésus, rempli de l'Esprit Saint, quitta les bords du Jourdain ; il fut conduit par l'Esprit à travers le désert où, pendant quarante jours, il fut mis à l'épreuve par le démon. Il ne mangea rien durant ces jours-là, et, quand ce temps fut écoulé, il eut faim. Le démon lui dit alors : « Si tu es le Fils de Dieu, ordonne à cette pierre de devenir du pain. » Jésus répondit : « Il est écrit : Ce n'est pas seulement de pain que l'homme doit vivre. » Le démon l'emmena alors plus haut, et lui fit voir d'un seul regard tous les royaumes de la terre. Il lui dit : « Je te donnerai tout ce pouvoir, et la gloire de ces royaumes, car cela m'appartient et je le donne à qui je veux. Toi donc, si tu te prosternes devant moi, tu auras tout cela. » Jésus lui répondit : « Il est écrit : Tu te prosterneras devant le Seigneur ton Dieu, et c'est lui seul que tu adoreras. » Puis le démon le conduisit à Jérusalem, il le plaça au sommet du Temple et lui dit : « Si tu es le Fils de Dieu, jette-toi en bas ; car il est écrit : Il donnera pour toi à ses anges l'ordre de te garder ; et encore : Ils te porteront sur leurs mains, de peur que ton pied ne heurte une pierre. » Jésus répondit : « Il est dit : Tu ne mettras pas à l'épreuve le Seigneur ton Dieu. » Ayant ainsi épuisé toutes les formes de tentation, le démon s'éloigna de Jésus jusqu'au moment fixé. »

    Luc IV, 1-13.

     

    « En apprenant aux foules, la Prière adressée au Père Céleste, le Christ s'efforçait de détourner leurs yeux de leurs « besoins », qui les absorbaient, pour les attirer vers le plan supérieur, vers la seule chose qui est nécessaire.

    L'examen de cette Prière et de son organisation démontre que quatre des cinq versets dont elle est composée sont affectées aux choses divines, y compris la demande de ne pas être induit en tentation, mais d'être délivré du Malin (v.13). De sorte que la prière, et tout le chapitre VI de l'Evangile selon Matthieu, s'avèrent harmonieusement consacrés au principe de la primauté de la vie nouménale sur la vie phénoménale, incitant l'homme à concentrer ses efforts pour l'atteindre, promettant que, - s'il en est ainsi - le reste, c'est-à-dire le niveau de vie, sera donné par dessus.

    Un seul verset parmi les cinq de la prière est en dissonance avec les 33 versets constituant le reste du chapitre VI. C'est le verset onzième ainsi conçu : « Donne-nous aujourd'hui notre pain quotidien ».
    Or, par deux fois, Jésus affirme qu'une telle prière est une prière de païens (V.7, 32).
    Nous nous trouvons donc ici en présence d'une contradiction interne flagrante.

    Le texte russe, qui est dérivé du slavon, ne contient pas la contradiction signalée. Il ne parle point du pain quotidien, mais du pain supersubstantiel ; autrement dit du « pain céleste », du « pain vivant » dont Jésus parle ailleurs.
    Alors l'harmonie de la Prière, comme de tout le chapitre VI, consacré à l'idée de régénération, se trouve rétablie, ou, plutôt, retrouvée. En revanche, le terme du pain quotidien à une signification opposée au sens précis du contexte.

    Le texte slave de l'Evangile fut établi au IXème siècle par Constantin le Philosophe, plus connu sous le nom de Saint Cyrille, et par son frère, Saint Méthode, savants grecs, natifs de Salonique, sachant la langue slave à la perfection. Et il n'est pas douteux qu'à l'époque, si riche en exégèses sacrées, l'esprit primitif des textes ait été traduit selon le sens originel.

    Les langues slaves modernes, notamment le russe, demeurent très proche du vieux slavon. Et on l'a déjà vu, le terme slavon, qui passa dans le russe sans modifications correspond exactement à celui de pain supersubstantiel et non de pain quotidien.

    Si à présent on remonte au texte grec à partir duquel St Cyrille et Saint Méthode établirent le texte slavon, on y trouve le terme supersubstantiel.

    Ainsi, l'Orient prie non pas pour le substantiel mais pour l'essentiel qui est le supersubstantiel, le pain descendant du ciel.

    Reste à savoir, comment la notion de pain quotidien a pu se substituer, en Occident à celle de pain supersubstantiel ? Comment une telle métamorphose a-t-elle pu se produire ?

    Si l'on ouvre la Vulgate, on y trouve cependant le texte correct : « Panem nostrem supersubstantialem da nobis hodie ».

    Dans les premières traductions de l'Evangile dans des langues modernes, on trouve encore la même expression primitive. Par exemple, dans une édition faite à Lyon, par Nicolas Petit en 1549 le même verset se trouve traduit correctement : « Donnez-nous aujourdhuy nostre pain supersubstantiel». Ouvrons aujourd'hui, un autre évangile, daté du siècle suivant, exactement en 1616, paru à la Rochelle. Là nous trouvons déjà la formule modifiée, ainsi conçue : « Donne-nous aujourd'huy nostre pain quotidien ».

    Evidemment, cette formule répondait mieux à l'esprit positiviste naissant à cette époque dans l'Europe moderne. L'Européen allait au-delà des Océans gagnant le large des mers, non pas, certes, à la recherche du pain supersubstantiel mais bien du pain quotidien, plus tangible et qui lui semblait réel.

    Depuis lors, cette formule s'est tellement enracinée dans les esprits qu'on ne veut même pas croire qu'en répétant depuis son enfance les paroles sacrées du Pater Noster, on prie pour quelque chose qui est au fond diamétralement opposé à ce qu'enseignait Jésus. »

     

    Boris Mouravieff
    Revue « Rencontre Orient - Occident »
    Mars 1956