dimanche, 18 janvier 2009

SAINT-CYPRIEN, PONT-SAINT-ESPRIT, LE ROI EST NU !

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Pour dépasser le factuel et s'interroger sur le système et les hommes qui le font vivre, il suffit de regarder l'actualité, le contexte et constater que ces affaires de corruptions sont le signe de la nature du régime qui nous gouverne et n’en constituent pas des dérives.

Saint Cyprien n'est qu'un fil de la pelote qu'il conviendra de tirer pour s'apercevoir que tout est lié.

Aucune dérive dans ces affaires n'est à dénoncer, la protestation doit, pour être puissante et efficace aboutir à un changement total des pratiques, le citoyen ne peut plus supporter aujourd’hui de vivre sous le joug d’une oligarchie qui lui ment sans cesse en ne continuant de développer ses privilèges.
Alors et pour donner plus de matière à la futur protestation des cyprianencs, le 22 janvier, il convient de leur faire savoir qu’il ne sont pas seuls et que d’autres citoyens vivent, mal, les mêmes comportements.

Ainsi cet article de la Provence :



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Pont-Saint-Esprit : manif contre la hausse des taxes locales

Publié le samedi 17 janvier 2009 à 17H08

Des centaines de personnes sont descendues dans la rue pour protester contre la hausse des taxes communales.

R.P.

Interdite par un arrêté municipal  "pour risque de trouble", la manifestation organisée par le Rassemblement des contribuables de Pont-Saint-Esprit  pour dénoncer "la hausse exorbitante des taxes de la commune décidées par le préfet dans la foulée d’un rapport de la cour des comptes régionale" s’est finalement déroulée comme annoncée ce matin.

Sans le moindre débordement, environ deux mille personnes ont ainsi passé outre la menace de sanction pour "violation de l’arrêté municipal", annoncée par le maire Gilbert Baumet.

Au terme d’un aller-retour sur le boulevard du centre ville où de nombreux commerces solidaires avaient baissé le rideau, la foule a bloqué la circulation en stationnant sur le grand rond-point de l’entrée nord, le temps d’entendre les leaders de l'opposition appeler à rester "mobilisés pour obtenir la démission du maire et solidaires face à ces impôts injustes."

La vidéo de la manif sur France 3 région, au début du sujet, c'est le premier : ici

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Pour comprendre cette affaire un article de l’excellente association ANTICOR, pour anticorruption, dont les animateurs font un travail remarquable.

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Pont Saint Esprit : une commune à la dérive
post info
Par Jean-Pierre Roux
Catégories: Pour info

La majorité de la municipalité de Pont-Saint-Esprit (Gard) et son maire Gilbert Baumet (1), font la sourde oreille aux critiques justifiées de l’opposition relayées d’ailleurs par la chambre régionale des comptes. Vous trouverez ci-joint un compte rendu de la situation financière peu reluisante dans laquelle se trouve cette petite ville. Encore un exemple qui montre que des élus courageux peuvent engager un vrai combat contre des pratiques peu scrupuleuses d’un maire et de son équipe.

(1) Gilbert Baumet est maire depuis…37 ans ! Il a flirté avec tous les partis dans sa quête permanente du pouvoir. A déjà été condamné plusieurs fois par la justice pour abus de confiance et autres motifs divers et variés. C’est donc un récidiviste.

De notre correspondant à Pont-Saint-Esprit

Gestion municipale de Pont-Saint-Esprit

Cette note voudrait résumer les deux caractéristiques majeures de la gestion municipale de Pont-Saint-Esprit, Gilbert Baumet (GB ci-après) étant Maire : la fuite en avant et l’opacité.

Simple rappel :
-Pont-Saint-Esprit est une ville de 9600 habitants, située dans le nord du Gard à mi-chemin entre deux centres industriels nucléaires importants, le complexe Areva/EDF près de Pierrelatte au nord et le centre Areva de Marcoule près de Bagnols-sur-Cèze au sud. Pont-Saint-Esprit a des atouts patrimoniaux historiques importants mais laissés à l’abandon ou presque. GB est Maire de Pont-Saint-Esprit depuis 1971.

Quelques caractéristiques de gestion : plus de 400 employés municipaux soit au moins 2 fois plus que la moyenne de la strate, un endettement de 2500 € par habitant soit 3 fois plus que la moyenne de la strate, des dépenses courantes plus élevées que dans les villes de même taille située dans la région et depuis 2 ans une politique de festivités destinée soit disant à favoriser le développement économique de la ville mais complètement disproportionnée avec ses capacités financières.

Conséquence : la ville accuse, au 10 avril 2008, en plus de ses dettes, plus de 9 millions d’euros d’impayés et le Préfet a saisi la chambre régionale des comptes concernant le budget primitif 2008. On doit s’attendre à un redressement drastique par accroissement de la pression fiscale.

Première caractéristique : la fuite en avant. La ville a vécu au dessus de ses moyens par le biais de l’emprunt. Des travaux en régie (investissement réalisé par du personnel municipal) pour lesquels les charges de personnel ont été surévaluées très fortement ont permis de faire vivre le fonctionnement grâce à l’emprunt, ce qui est normalement interdit. C’est ce qu’on appelle dans une entreprise « faire de la cavalerie » ou plus simplement de la fuite en avant. Cela a marché assez longtemps et a permis à GB de continuer sa politique électoraliste.

Puis les banques ont commencé à se montrer plus exigeantes et les emprunts ont été de plus en plus encadrés. Cette possibilité s’épuisant on est passé à une deuxième phase qui a consisté à retarder les paiements voire à ne plus honorer certaines créances : c’est ainsi que la chambre régionale des comptes de Languedoc-Roussillon a relevé qu’au 10 avril 2008 la ville avait 9 041 403,44 € d’impayés dont 4 012 579 € de charges sociales, 298 566,39 € de factures EDF, 953 425,93 € de contributions au SDIS, 156 620 € à l’hôpital local. Le reste, plus de 3 500 000 €, doit concerner des prestataires divers de la commune. La chambre note qu’il s’agit de créances concernant les exercices 2005 à 2008. Ce mode de gestion est tellement ancré dans les meurs de GB qu’il s’est permis de présenter un budget primitif 2008 avec des charges sociales amputées de 7% (-653 000 €) alors que ce sont des charges obligatoires et qu’il avait inscrit une recette exceptionnelle tout à fait hypothétique de 910 262 €.

Tout comme pour le budget primitif 2007 et le compte administratif 2006 nous avons déclaré ce budget non sincère. Quant au compte administratif 2007 nous ne l’avons jamais vu puisque le Conseil n’a pas encore été invité à en délibérer alors que cela aurait dû être fait avant le 30 juin 2008. Mais cela s’explique certainement par la situation financière catastrophique dans laquelle se trouve la ville.

Deuxième caractéristique : l’opacité.
Malgré la situation critique où nous nous trouvons la seule source fiable pour nous, élus de l’opposition, est le site de la chambre régionale des comptes du Languedoc-Roussillon (ci après CRC L-R) où nous avons pu découvrir successivement, l’insincérité du budget primitif 2007 et du compte administratif 2006, un différent avec l’URSSAF pour non paiement des cotisations patronales, un différent avec EDF pour créances impayées et enfin la situation d’impayés de plus de 9 millions d’euros évoquée plus haut. Pour être plus précis, la CRC L-R est intervenue à 8 reprises entre le 1er janvier 2007 et le 6 mai 2008. Nous pensons que d’autres avis vont paraître prochainement, en particulier sur le budget primitif 2008 puisque le Préfet nous a dit qu’il avait saisi la CRC L-R à son sujet. Les questions orales en Conseil ont des réponses dilatoires ou sont carrément refusées comme se fut le cas le 27 juin dernier où la question portait sur la situation des finances et sur les mesures envisagées pour redresser la situation.

Dernier exemple de cette opacité : nous recevons le 2 août dernier une convocation pour un Conseil Municipal le 8 août. Une seule question : délibération modificative du budget primitif 2008, accompagné d’une note de synthèse très laconique annonçant une prévision de déséquilibre de plus de 8 millions d’euros. Nous demandons, par courrier le 4 août, des précisions pour mieux comprendre et le 7 à 11h une assistante nous téléphone pour annuler le Conseil par manque de quorum. Or chacun sait bien que le quorum d’une assemblée se constate et ne se décrète pas à l’avance ! Cette opacité se traduit par un dysfonctionnement du Conseil Municipal. Nous en avons d’ailleurs saisi le Préfet.

Si on devait rajouter une 3ème caractéristique ce serait le clientélisme, mais cela est évident quand on regarde le parcours de GB et qu’on détaille certaines caractéristiques de sa gestion (nombre d’employés, démagogie de certaines actions, privilège à l’éphémère et au spectaculaire plutôt qu’au durable, …)
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Commentaires

La corruption "démocratique" ne conduit pas en prison. Nice en est l'exemple le plus hallucinant. http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_M%C3%A9decin

Ecrit par : agathe | jeudi, 22 janvier 2009

Nous découvrons votre article sur notre secteur à savoir la commune de PoOnt Saint Esprit.
Nous avons suivi de loin votre affaire notamment l'épisode des oeuvres d'art enterrées dans le jardin mais effectivement deux élus qui se ressemblent.
Le nôtre maire depuis 1971 soit 37,5 ans a d'autres types de casseroles et depuis longtemps mais il s'en est toujours sorti mais là ça semble être la fin. En tout cas nous faisons tout pour.
Vous pourrez voir nos actions si vous venez sur notre blog.
Courage pour les vôtres mais là aussi ça semble bien engagé même mieux que nous car la justice a fait son travail alors que chez nous elle n'y est jamais arrivée ou n'a jamais voulu.

Ecrit par : section PCF Gard rhodanien | mardi, 10 février 2009

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