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vendredi, 07 mars 2008
ESPERANCE.
Trop c’est trop.
Je dois avouer que cela ne m’était pas arrivé depuis longtemps.
Un type que je ne connais ni d’Adam ni d’Eve dans la vie réelle se permet de me menacer d’une façon inqualifiable.
En Prenant connaissance de ses délires malsains on pourrait croire que je l’ai insulté d’une façon incroyable, que j’ai cherché à lui nuire et à le discréditer.
Hé bien non, pas du tout je n’ai jamais écrit, avant les âneries de ce type, rien qui ne s’apparente à ce délire haineux et inquiétant qui m’est adressé.
Visiblement le garçon à un problème avec moi.
Pour l’exemple et pour ne jamais oublier de quoi peut être capable un individu aveuglé par la haine, je met sa prose en ligne afin que chacun puisse se rendre compte du chemin qui reste à parcourir pour que la paix puisse un jour régner dans le monde.
Voilà, faîtes vous une idée par vous même et regarder à quoi peut ressembler la haine.
Le site ou ce Monsieur sévit est ici : http://levillagedesnrv.blog.20minutes.fr/
Pour les habitués du site en question je signale que mon dernier com, qui parlait d’espérance a été censuré…..c’est un mauvais signe !
Ce même individu non content de m’insulter, de me bannir, d’effacer mes coms, se permet de les réecrire en rajoutant des débilités du style : " votez Front National " . voilà voilà.
Et pour finir il me banni à nouveau....pas grave !
C’est quand même triste tout ça, mais il fallait que je l’exprime.
Ci-dessous la prose du bonhomme :
********
Odm
tes propos sont inqualifiables
ils dénotent l'esprit pur du raciste aux relents de hyène que tu es.
Sois content que je ne fasses que te bannir et ce DEFINITIVEMENT
Va crever ailleurs pourriture. Et ne te plains pas. Si un jour tu me croises, saches qu'il ne me faudra pas plus de 30 secondes pour t'arranger le portrait de telle sorte qu'un chirurgien spécialisé en ait pour 6 mois à tout remettre en place
Serval
Ecrit par : Serval | dimanche, 02 mars 2008 14:42
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Blogeuses, blogueurs, commentateurs, commentateuses (?!), public chéri mon amour…
Promis, c’est la dernière fois. Je vais filer son quart d’heure de gloire à l’ahuri qui met des commentaires haineux sur ce blog en lui consacrant un commentaire. Ca va lui faire un bien fou et pendant qu’il va se tirlipoter, on pourra passer à autre chose. Parce que j’ai pas que ça a foutre nom de Dieu !!
Donc , OUI ça y est on a notre détracteur tout seul. Enfin de l’animation. Youpi ! de la baston, du sang sur les murs de poussière virtuelle.
Bon bref, je vous la fait courte. Notre sergent Garcia qui prétend détenir la vérité éternelle (in vino véritas...), zélé défenseur de la vulve et de l’orphelin s’est mué en Zorro par commentaires interposés. L’ennui c’est qu’il se prend un peu les pieds dans la cape, laquelle est manifestement trop grande pour lui.
C’est ballot quand même.
Pour ma part, je reste aussi serein que le Dalaï Lama. C’est y bête hein ? (Je sais, je sais le jeu de mot date de mes années Carambar , mais j’ai pas pu m’en empêcher).
Nous avons d’abord essayé de communiquer avec cette intelligence artificielle gentiment, en lui faisant remarquer que parfois il allait trop loin, puis de manière un peu plus directe sans résultat autre qu'une gradation dans ses propos et dans ses insultes. Pour ma part, je me suis rendu compte que j’étais face à un vide interstellaire tellement insondable que même dans Star Trek ils n’oseraient pas l’explorer de peur d’y épuiser trois ou quatre générations de comédiens.
Depuis il proute et il laisse ses petites virgules plus grasses et plus obscènes qu’un graffiti de cul sur le mur des toilettes du rade miteux au fin fond de la ruelle sombre ou il aime se planquer. Après Zorro tu te prend pour Batman, mais tu voles bien bas triste rat.
Le plus drôle, c’est de le voir réagir, et jouer les martyrs alors qu'il se conduit comme un gosse de 10 ans, et comme s’il voulait à tout prix avoir la vanne définitive. Eh ! Brice t’aurais pas pris la vague sur le coin de la figure par hasard ?
Que le Village ne te plaise pas et que tu le dise, c’est ton droit le plus absolu. Que tu viennes le lire systématiquement, pourquoi pas si ça te chante. Mais bon, tes commentaires roule toi les et sert t’en d’empennage, comme ça tu seras prêt quand les cons voleront.
Deux, choses pour finir. Nous somme juste en face d’un Don José d’opérette pour tournée de sous-préfecture, rien de plus. Et à propos de José (prononce Rôssé en espagnol),rassure toi, je ne ferais pas ce que je t'ai promis car tu n’as aucune importance à mes yeux.
Au fait. Ta pauvre vie c'est quoi ? Juste venir fienter sur les blogs des autres ?
J’ai fait un emprunt à Desproges pour le début, j’en ferais un pour la fin : " Je ne te veux et je ne te souhaite rien , je te prie seulement d’agréer l’expression de mon plus profond mépris. "
Maintenant je ne reviendrais plus sur le sujet, et je pense que le billet de cui cui mérite amplement plus de commentaires que que ce gars dont la parti cul e est plus développée que la partie tête.
Ecrit par : Serval | vendredi, 07 mars 2008 09:55
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Chacun appréciera le travail fourni pour dégrader et humilier un autre homme.
Du travail d’orfèvre.
Il ne faudrait pas que tout cela ne nous empêche d’espérer, les autres membres du blog sont souvent formidables, et c’est rassurant.
Comme quoi !
BRUITS DE BOTTES.

AMÉRIQUE LATINE
7/3/2008 14.07
CRISE: SOMMET DU "GROUPE DE RIO", CORREA EXIGE LA CONDAMNATION DE LA COLOMBIE
"Nous suivons le chemin de la paix en Amérique Latine et dans les Caraïbes, mais le gouvernement colombien cherche la guerre", a déclaré le président vénézuélien Hugo Chávez à son arrivée, jeudi soir, à Saint-Domingue où il participera vendredi, avec son homologue équatorien Rafael Correa – et le président colombien Alvaro Uribe –, au 20ème sommet du Groupe de Rio, un rendez-vous qui portera nécessairement sur la crise qui a éclaté après l'incursion de l'armée colombienne en Équateur le 1er mars dernier.
Sur la base des derniers bilans, l'offensive en question se serait soldée par le décès de 23 guérilléros, dont, selon certaines indiscrétions, dix ressortissants mexicains, outre le meurtre du porte-parole des Farc (Forces armées révolutionnaires de Colombie), Raul Reyes. S'exprimant jeudi depuis Panama où il rencontrait son homologue Martín Torrijos, M Correa a réaffirmé que la crise actuelle est "régionale", mettant l'accent sur la nécessité que l'Amérique Latine condamne fermement l'action de Bogotá.
"Aujourd'hui, le président Uribe, si désespéré qu'il se contredit, a déclaré qu'il demandait pardon à l'Équateur mais qu'il ne nous a pas avertis de l'opération parce que nous aurions à notre tour averti les Farc. Cela revient à dire que le président équatorien est un informateur des Farc. Quelle insolence !", s'est insurgé M Correa devant les journalistes, avant d'ajouter : "L'insolence d'Uribe porte plus atteinte à l'unité latino-américaine que les bombes sur le territoire équatorien.
Quel est le pays qui recèle le plus des terroristes, des guérilléros, des paramilitaires, des trafiquants de drogue et des cultures de coca ? Précisément la Colombie. Et nous en payons les conséquences (…). Peut-être faudrait-il bombarder le Sénat et le Parlement colombiens et probablement aussi la Maison de Nariño (siège du gouvernement, Ndlr) où il semble que des paramilitaires et des trafiquants de drogue se cachent".
Selon M Correa, "Uribe savait pertinemment que 12 otages, dont Ingrid Betancourt, étaient sur le point d'être libérés". Pendant ce temps, le président du Nicaragua, Daniel Ortega, a annoncé jeudi la rupture des relations diplomatiques de son pays avec la Colombie, en signe de solidarité avec l'Équateur : "Nous rompons avec la politique terroriste pratiquée par le gouvernement d'Alvaro Uribe", a déclaré le président nicaraguayen avant d'ajouter : "La Colombie s'est transformée en un foyer de tensions pour la région et menace aussi le Nicaragua, dans la mesure où elle ne reconnaît pas les Résolutions de la Cour Internationale de La Haye relatives à la frontière commune dans la Mer des Caraïbes".
Le président Ortega a par ailleurs critiqué la Résolution de l'Organisation des États américains (Oea) qui a défini mercredi l'offensive colombienne "une violation de la souveraineté" de l'Équateur sans pour autant exprimer sa condamnation de la Colombie. Créé en 1986 dans la lignée du Groupe de Contadora, pour promouvoir le dialogue et la paix en Amérique centrale, le Groupe de Rio rassemble désormais 21 membres, depuis que l’intégration d’Haïti et du Guyana au sein de l'institution régionale a été approuvée jeudi ; selon la présidente chilienne Michelle Bachelet, "il peut représenter le cadre adéquat pour faire prévaloir la paix face à la crise actuelle".
19:50 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
jeudi, 06 mars 2008
VIOLENCE !

Nous devons modifier les codes que l’on tente de faire rentrer de force dans nos consciences.La violence est partout.
Elle n’est pas seulement criminelle, au sens ou elle fait l’objet d’une sanction pénale. Non, la violence existe en dehors du champs pénal.C’est une violence légale, celle du mépris et du non respect de la dignité des hommes et des femmes. C’est une violence qui à aussi pour but, et de plus en plus, l’enrichissement personnel toujours sur le dos de la collectivité.
Le petit voyou qui vole un scooter est mis en prison pour plusieurs années car il menace l’ordre public tandis que d’autres auteurs, qui ne respectent pas les salariés des entreprises qu’ils dépècent, sans vergognes souvent dans leur intérêt personnel, s’enrichissent honteusement en toute tranquillité.
Je ne parle même pas des casses d’entreprise et du pillage du " savoir faire " avant délocalisation ni du détournement des aides publiques pour financer les salaires du repreneur d’entreprises en difficultés et de sa famille.
Non, tout ceci pourrait être criminalisé, mais la justice détourne trop souvent pudiquement le regard. Je parle de la violence de décisions qui engagent milliers de familles en leurs enlevant leurs revenus et leur avenir, en les jetant à la rue avec peu d’explication et dans le meilleur des cas avec un plan social au rabais.
J’écris le " meilleur des cas " car les entreprises mettent en place des stratégies pour éviter de mettre la main à la poche pour licencier son personnel.Stratégie qui commence à rentrer dans la loi.
Ainsi l’accord sur la modernisation du contrat de travail met en place la rupture à l’amiable. Ce dispositif permettra de se débarrasser à moindre coût et sans bruit des salariés en cas de restructuration et de mettre à la charge de la collectivité les frais du licenciement.
Mutualiser les pertes et privatiser les profits est une règle qui a de l’avenir.
Toute cette violence vous la retrouverez sur le " blog plan sociaux ". Ce blog n’est qu’une revue des plans sociaux, restructurations et liquidations en cours.
Vous constaterez que la réalité sociale ne correspond pas aux discours politique ambiant et que cette violence la ne fait pas la une de nos médias officielle et finalement pas celle non plus des blogs citoyens si prompt à dénoncer tout et n’importe quoi.
13:06 Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
mercredi, 05 mars 2008
PETITE PUB MARRANTE;)
Comme quoi on peut en dire des choses par la suggestion.
Vu chez nos amis Saoudiens.
22:37 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
RUSSES ET RELIGIEUX : LE PIED !
Mais que c'est beau !
Vive les Russes !
Je sais que ce n'est pas à la mode, mais ça viendra !
20:38 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
LA MONTAGNE.

Dans la montagne.
Il était une fois une tribu heureuse qui avait fondé un village.
Dans ce village chacun participait à sa façon à l’édification collective.
Parfois un individu bizarre, il disait croire en Dieu, passait sur la place du village et parlait avec les habitants de ses convictions, les débats étaient toujours houleux et l’étranger repartait dans sa maison dans la montagne pour méditer.
Il aimait bien l’étranger venir titiller la petite communauté qui ronronnait tranquillement sous la protection de deux gros bras forts en gueule.
Il aimait bien venir discuter sur la place, car le village était constitué d’habitants qui se disaient ouverts au dialogue et favorables à la liberté de parole.
Souvent les habitants conspuaient le clan dominant la contrée et pleurnichaient contre la censure imposée aux divers colporteurs de nouvelles.
Mais un jour l’étranger est venu leur dire que le village étaient finalement le lieu même de ce que dénonçaient ses habitants. Que finalement peut-être que dans ce village, comme dans la contrée, on ne pouvaient pas tout dire, que les interdits et les dogmes étaient présent de manière implicite.
Un des gros bras du village alors le menaça de le réduire en morceaux et l’insulta copieusement.
Dans ce village qui se prétend collectif, il prit la décision de bannir l’étranger, l’insultant et inventant des histoires pour salir sa réputation, sans même lui laisser une seule chance de s’expliquer et sans consulter quiconque.
Ensuite le deuxième gros bras tenta aussi de salir sa réputation en racontant de gros mensonges, en remettant en cause sa personnalité, son action dans la société civile, en affirmant aux autres habitantS que l’étranger ne valait rien, tout cela sans même lui permettre de répondre.
Evidement ces deux individus furent suivis par la masse silencieuse et seule une femme se leva pour dire qu’elle trouvait le procédé expéditif.
L’étranger lui rend grâce.
Ce village démocratique et ouvert dans son apparence n’est en fait qu’un club ou seuls les étrangers qui montrent patte blanche sont admis.
Ce village et une caricature de ce qu’il dénonce, il n’est pas crédible.
C’est un groupe de gens qui paraissent sympathiques et tolérants, mais il faut se méfier des apparences, les villages sont souvent des lieux d’exclusion et l’enfer des étrangers.
Finalement, on est bien dans la montagne.
SALOMON, RENCAST, EVIAN LIQUIDATIONS
A lire sur le blog plans sociaux, puisque personne n'en parle !
Je souhaite sincérement beaucoup de courage pour toutes ces familles dans la tourmente.
10:42 Publié dans PLANS SOCIAUX | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
BRAVO !

A lire absolument !
Article trouvé ici : http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=36913
Le Christ philosophe
| Fin 2007, Frédéric Lenoir publie un ouvrage très didactique et passionné, Le Christ philosophe (chez Plon). Directeur du Monde des religions, cet historien tente de déchiffrer le poncif communément admis selon lequel les valeurs de la République se sont construites contre la religion chrétienne. |
Il me semble qu’il défend une double thèse : d’une part, il montre que la réalité de l’histoire du christianisme fut, en certains points essentiels, une inversion radicale des valeurs évangéliques ; et d’autre part, il montre que le message du « Christ » s’est échappé de l’Eglise pour revenir dans le monde moderne sous une forme laïcisée.
Frédéric Lenoir a souhaité écrire ce livre car il pense que la chrétienté s’est développée contre le christianisme et que ce dernier est devenu illisible pour ceux qui ne connaissent pas ses textes fondateurs.
Trois thèmes ressortent de ces 300 pages, découpées en 7 chapitres : la philosophie du Christ, l’origine de l’humanisme moderne et la question très actuelle des racines chrétiennes de l‘Europe.
La philosophie du Christ
Avec citations bibliques à l’appui, l’auteur démontre à quel point le message christique est révolutionnaire et subversif. Jésus bouleverse les règles morales en vigueur jusqu’à lui et fonde une nouvelle éthique : égalité, liberté de l’individu, émancipation de la femme, justice sociale, séparation des pouvoirs spirituel et temporel, amour du prochain, non-violence et pardon.
Prenons l’exemple de l’égalité et remettons-nous dans le contexte de l’époque : pour les Juifs, il n’y a pas d’égalité entre Juifs et non-Juifs ou pour les Grecs, pas d’égalité entre Grecs et non-Grecs (les barbares), mais aussi entre hommes et femmes, entre citoyens et esclaves. Jésus rompt avec l’idée qu’on reconnaît son prochain uniquement parmi les siens, dans son propre peuple. Pour Jésus, parce que tous les hommes sont fils d’un même père, ils sont tous frères, donc tous égaux : l’idée éthique d’humanité apparaît. Paul résume cette révolution : « Il n’y a ni Juif ni Grec, il n’y a ni esclave ni homme libre, il n’y a ni homme ni femme, car tous vous ne faites qu’un dans le Christ Jésus » (Galates, 3, 28).
D’après Frédéric Lenoir, l’élément capital dans la révolution christique est « la conception de l’être humain en tant que sujet autonome auquel Jésus accorde une valeur inédite, rétablissant chaque individu dans sa pleine dignité et sa pleine liberté, indépendamment de toutes considérations extérieures (âge, sexe, statut social...) ». En effet, Jésus rompt avec la conception holiste de l’époque (où l’individu est considéré comme la partie d’un Tout qui l’englobe) et porte son attention sur la singularité et l’intériorité de l’individu.
L’origine de l’humanisme moderne
A travers un long parcours historique, l’auteur du livre s’efforce de montrer de quelle manière les humanistes modernes des XVIe XVIIe et XVIIIe siècle ont repris le message du Christ pour fonder la morale laïque moderne, et ce message évangélique aurait finalement conduit aux droits de l’homme : « Le Christ a enseigné la liberté, l’égalité, la fraternité, la séparation des pouvoirs ? Fort bien, disent les modernes. Reprenons tous ces excellents principes dans une perspective humaniste, sans référence à Dieu, en les adossant à la raison et non à la foi. »
Le projet humaniste consiste à mettre l’homme au centre de tout en affirmant sa dignité, sa liberté et ses capacités de connaissance. L’humanisme naît en Italie à la fin du XIVe siècle avec Pétrarque. Fervent chrétien, Pétrarque montre que le christianisme vaut surtout parce qu’il parle de la profondeur de l’être humain, de son intériorité. Giovanni Pic de la Mirandole (XVe siècle) montre que la liberté humaine est un cadeau de Dieu. Pour Érasme (XVIe siècle), l’idée d’auto-perfectionnement de l’homme par sa raison ne s’oppose pas à la version évangélique de la religion chrétienne. En somme, l’humanisme chrétien affirme l’autonomie de l’individu, c’est-à-dire la revendication d’une libération à l’égard des autorités religieuses qui portent atteinte à cette liberté fondamentale.
La réforme protestante est la première grande contestation des temps modernes qui va faire vaciller l’église et la confronter à ses contradictions. Chaque individu doit pouvoir être son propre interprète, grâce à sa raison.
Le mouvement des Lumières, au XVIIIe siècle, s’est construit contre l’institution catholique, mais il s’est inspiré de l’éthique évangélique. Les philosophes du XVIIIe siècle sont déistes : ils croient en un Dieu lointain, étranger aux discours ecclésiastiques et aux pratiques catholiques. Voltaire croit en une religion naturelle qui se limite à la croyance en l’être suprême et en une éthique universelle inspirée des principes de l’enseignement du Christ.. Celui-ci déclare : « Si l’on veut bien y faire attention, la religion catholique, apostolique et romaine est, dans toutes ses cérémonies et dans tous ses dogmes, l’opposé de la religion de Jésus. »
Kant substitue les impératifs catégoriques dictés par la raison aux lois divines édictées par la Bible : « Agis selon une maxime telle que tu puisses vouloir en même temps qu’elle devienne une loi universelle », par exemple.
Frédéric Lenoir insiste en affirmant que ce qui est vraiment nouveau chez les modernes, « c’est d’introduire les grands principes religieux refondés en raison dans les lois d’États, de les traduire concrètement dans le réel ».
Ainsi, les philosophes modernes n’ont rien renié de l’enseignement le plus universel du Christ, mais ils l’ont durablement installé en opérant un transfert de légitimité : ce n’est plus Dieu qui fonde l’éthique, mais la raison humaine. « Seul ce transfert pouvait permettre d’échapper à l’arbitraire de l’interprétation théologique », ajoute l’auteur. En outre, on peut remarquer la ressemblance entre la théologie chrétienne et les religions séculières à propos des trois vertus théologales d’amour, de foi et d’espérance. Aujourd’hui, l’amour et la fraternité restent l’idéal recherché, la foi en Dieu est remplacée en la foi en la raison humaine et l’espérance d’un paradis céleste est remplacée par l’espérance d’un paradis terrestre.
Enfin, d’après le philosophe des religions, si la démocratie et les droits de l’homme n’ont pas eu lieu en Chine, en Inde ou dans l’Empire ottoman, c’est parce que l’Occident était chrétien. En ce sens, il nous apprend les origines religieuses des deux mots d’ordre de nos sociétés : la raison et le progrès.
La question des racines chrétiennes de l’Europe
L’auteur est très clair à ce propos : « A strictement parler, les racines de l’Europe ne sont pas chrétiennes. Elles sont grecques, juives, romaines, égyptiennes, mésopotamiennes, perses... Le christianisme est devenu la matrice de l’Europe parce qu’il a lui-même absorbé l’héritage du monde antique. Pour ne pas nier les sources antiques, il serait donc plus approprié de parler de rôle déterminant du christianisme dans la construction de l’identité européenne ».
Ainsi, pour Frédéric Lenoir, c’est un fait et une évidence, quelles que soient nos convictions religieuses, nous sommes tous des héritiers de l’Europe chrétienne. Notre culture est imprégnée du christianisme (notre calendrier est calqué sur la naissance de Jésus-Christ, les fêtes occidentales les plus importantes sont celles du Christ, beaucoup de nos expressions viennent de la bible, l’art occidental est un art chrétien, etc.). Si certain ont tant de mal à admettre cette réalité historique, c’est à cause de l’allergie à l’Eglise catholique et un déplacement de frontière : christianisme = institution qui opprime l’individu. En effet, il faudra attendre 1966, suite au concile Vatican 2, pour que l’Église catholique admette par exemple la liberté religieuse. L’Eglise se remet difficilement en cause. Elle n’a, par exemple, jamais condamnée l’Inquisition comme pratique institutionnelle. Jean-Paul II a été le premier à condamner les membres de l’Eglise qui ont fait ça, mais pas l’Eglise en elle-même.
En somme, on peut retenir que le christianisme n’est pas d’abord une religion, avec des dogmes, des rites et un clergé ; « c’est avant tout une spiritualité personnelle et une éthique transcendante à porté universelle », conclut Frédéric Lenoir.
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mardi, 04 mars 2008
ETAT D'ESPRIT !
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PATRONS VOYOUS ?

Ou l'on découvre comment gagner de l'argent en dépeçant des entreprises en difficultés.
Ou l'on découvre comment l'argent public peut servir les intérêts privés.
Bref, en période de crise, ces abus sont de moins en moins supportables.
Voir Article ici.
Extrait :
Au terme des délibérations du tribunal de commerce, le délégué syndical CFDT et secrétaire du comité d'entreprise de Lenoir-et-Mernier, Claude Choquet, a lu un émouvant et vibrant : « J'accuse » applaudi à tout rompre par la centaine de salariés présents au Palais de justice.
Extraits :
« J'accuse le Pdg d'avoir développé la stratégie du vautour en reprenant régulièrement des entreprises en liquidation judiciaire (LCAB, Sofinbo, Gérard Bertrand, Dauvin, Venturini, Jayot) et racheté ces entreprises pour une bouchée de pain en bénéficiant d'aides de l'Etat ».
« J'accuse le tribunal de commerce d'avoir distribué ces entreprises, comme on distribue des cacahuètes à un singe ».
« J'accuse le Pdg d'avoir endetté les entreprises de 6 millions d'euros et épuisé les réserves… et d'avoir pillé le parc machines et le stock métal ».
« J'accuse le Pdg d'avoir dépossédé l'entreprise de son patrimoine en se vendant à lui-même les bâtiments Lenoir et LCAB pour 700.000 euros ».
« J'accuse le Pdg d'avoir effectué en 2006 une progression de 10 % des cinq plus gros salaires alors que l'entreprise accusait un déficit de 700.000 euros ».
« J'accuse le Pdg d'avoir favorisé l'embauche des copains et de la famille au détriment de la recherche de compétence ».
« J'accuse le conseil général d'avoir accordé sans contrôle un prêt de 300.000 euros… et d'avoir abandonné les salariés à cause de ce prêt non remboursé ».
« Abandonnés, trahis, volés, il ne nous reste plus que notre colère pour obtenir réparatioN
11:02 Publié dans PLANS SOCIAUX | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : patrons, voyous

