Compteur Gratuit

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Un médaillé vous cause, bande de larves !

     

    Je suis maître et médaillé.

     Je me rappelle de cette journée de novembre ou j’étais un bidasse, affublé de cet affreux treillis kaki, devant la liste des médaillés de bronze de la défense nationale, qui devaient être décorés à la fin de leur service..

     Ah oui, c’est que je fais partie de ceux qui ont fait le service national, dans la douleur, mais qui l’ont fait.

     Et justement à la fin du service, la patrie reconnaissante attribue une médaille aux meilleurs d’entre nous.

     La Médaille de la défense nationale est une décoration proposée par Charles Hernu[1], ministre de la Défense, sur une proposition du général de Boissieu, Grand Chancelier de la Légion d'honneur, et mise en place par le décret du 21 avril 1982. Elle récompense les services particulièrement honorables rendus par les militaires (professionnels et réservistes) pour leur participation aux activités opérationnelles et les interventions au profit des populations.

    La médaille comporte trois échelons : Or - Argent – Bronze

     Donc, je mate la liste ou je vois nombre de mes collègues d’infortunes, mais où je ne vois pas mon auguste patronyme.

     Mon sang ne fît qu’un tour. Comment ? Ne vivrais je jamais ce moment ou l’autorité se rapproche de vous et vous épingle une distinction en vous félicitant ?

     C’est alors que je pris conscience que cela était la dernière chance pour moi d’être décoré et que cette occasion ne se représenterait jamais.

     Je pris mon courage à deux mains et je décidais d’en toucher un mot à mon colonel.

    Mon colonel était, en fait, mon patron, celui dont j’étais le secrétaire chauffeur pendant 10 mois, le larbin gratuit en fait.

     Faut vous dire que je n’étais pas très étonné de cette non attribution car dés qu’il fallait éviter le sport ou les séances de tirs, j’étais parmi les premiers.

     Admettons aussi que me mettre un fusil entre les mains relevait de la pure inconscience, je ratais systématiquement la cible et détestais le bruit des armes.

     Quant au sport, n’en parlons pas, après deux mois de classes intensives, j’avais définitivement décidé qu'il n’était pas très sain de courir comme un con à s’en faire mal à la rate.

     Or, cher lecteur, il te faut savoir que le tir et le sport sont les deux critères principaux permettant de séparer le bon militaire du mauvais.

     Donc, je vais voir mon colonel pour lui faire part de mon indignation de ne pas être sur la liste des nominés.

     - " Comment ? " tonne-t-il de sa virile voix..

     - "  je m’en occupe ! "

    Il chuintait un peu, mon colonel, et en vérité il m'avait répondu : " che m'en occupe !"

     Et quelques jour après, mon patronyme figurait sur la liste.

     Voilà, voilà, c’est ainsi que ça marche la société, les enfants, c’est ainsi .

     Signé : ODM médaillé de bronze de la défense nationale !

     Je suis maître aussi, mais c’est une histoire que je raconterai plus tard.*

    * Si j'ai envie.

    En Bonus exceptionnel, la chanson de mes classes, une très belle complainte intitulée: "marchons les gueux"

    ici :
    podcast

     

  • LA PUNAISE ET LES DEUX ARAIGNEES.

    faucheux0002.jpg

    La punaise et les deux araignées.

    Cette histoire est vraie. Je sais, cela fait un petit peu " Pierre Bellemare raconte " comme présentation, un peu ringard.

    Ringard, comme l’ancien monde, comme si la nouveauté était une valeur digne d’intérêt, comme si les récits imaginaires n’était pas réels.

    Bref, je situe la scène : un garage éclairé par deux néons d’environ 1 mètre et 50 centimètres, ce détail aura son importance.

    Je suis sous l’un d’eux quand le bruit d’une punaise qui vole se fait entendre. Je lève les yeux pour découvrir l’animal prisonnier d’une toile d’araignée, de cette araignée au corps minuscule et aux pattes sans fin qu’on appelle un faucheux.

    La punaise ne bouge plus et le faucheux se rapproche avec prudence. La punaise est un insecte lourd et puissant et l’araignée se méfie, mais elle approche quand même et étend ses deux interminables pattes avant.

    Elle semble tricoter et je vois la punaise remontée, tirée par l’arachnide qui renforce le piège autour de la stupide punaise.

    Celle-ci ne bouge toujours pas mais une odeur infecte se dégage, preuve qu’elle meurt de trouille, pendant que le Faucheux tente de la coincer dans sa fragile toile.

    De l’autre coté du néons, un autre faucheux? plus gros? est alerté par la scène et il s’agite et décide de rappliquer.

    Son attitude est sans ambiguïté, il veut récupérer la punaise? POUR LUI TOUT SEUL !

    PunaiseVerte2petite.jpg


    Pensez vous que les deux faucheux collaborent et se partagent le butin ?

    Pas du tout, les deux araignées commencent par s’agresser mutuellement et la puante punaise qui s’est réveillée, échappe à la toile et s’enfuit laissant les deux araignées en découdre.

    Voilà, voilà pourquoi je suis fier d’être un homme !

    Et voilà aussi pourquoi la punaise que je suis peut espérer !

    Mais d’autreS leçonS peuvent être tirées de cette histoire vraie (j’insiste) .

    Car je ne suis pas honnête, je ne dis pas tout, la punaise libérée est tombées au sol sur le dos, ses ridicules pattes s’agitaient en vain, elle était comme déjà morte, et ça je crois que c’est l’état de beaucoup d’entre nous, incapable d’imaginer sa vie, morts de peur, même quand les araignées se battent entre elles.

    Et en plus nous puons la peur.

    Mais je ne vous dis pas tout.

    Alors j’ai ramassé la punaise et je l’ai livré aux deux araignées, elles avaient disparues et je ne sais pas ce qu’il s’est passé après, j’ai rempli mon verre et j’ai éteint la lumière.

     

  • Pleure mon enfant, pleure l’unité perdue de l’univers !

    le-banquet-aristophane.jpg

    Savoir

    Connaître.

    Comprendre.

    Refuser de n’être que le jouet d’autres humains.

    Comprendre et embrasser la réalité du monde, des idées, du cosmos.

    Le monde est-il ordonné ?

    Les événements les mentalités, les différentes visions du monde sont ils le fruit du hasard ?

    Voilà ce que l’on me reproche, voilà ce qui provoque l’hostilité, l’incompréhension, la mise à l’écart.

    Tu ne joues plus le jeu, tu es hors jeu, tu es fou, tu nous angoisses, ferme là ta gueule, nous avons peur.

    Tu broies du noir, avec toi on rigole pas, tu nous fais peur.

    Pourquoi tu veux savoir?  bêlent-ils, on peut rien faire de toute façon, obéi, mange les miettes, accepte le système, il n’est pas si mauvais.

    Mais que comprennent-ils ceux qui me parlent ?

    Mais que font-ils pour comprendre, pour grandir, ceux là pour qui le silence est d’or et l’acceptation d’acier ?

    Qui encouragent-ils à continuer à nous réduire ?

    Qui sont ceux qui savent et qui nous guident, font de nos vie un enfer, un chaos, une destinée d’esclaves consentants ?

    Qui sont-ils ?

    Car le temps de la vérité est venue, elle est sortie du puits mais qui veut la regarder en face ?

    Doit-on dire les choses et fabriquer à nouveau une réalité proclamée, révélée ?

    Cela à déjà été fait et il y a bien longtemps, aujourd’hui ils nous disent que cela n’est pas le cas, que Mahomet et Jésus christ sont des imposteurs et qu’ils sont responsables de ce qui arrive.

    Mais cela fait bien des années que Mahomet et Jésus Christ sont traînés dans la boue, et ceux là même qui déclaraient leur forfaiture sont ceux qui nous réduisent à l’esclavage.

    Ta liberté c’est de consommer et de te consommer, de te brûler aux plaisirs du quotidien et de te laisser aller à tes instincts, tu ne sais pas et nous nous savons nous disent-ils.

    Tu ne sais pas mais nous nous sommes la vérité, on sait ce qui est bon pour toi, on le sait et tu dois nous suivre et faire de ta vie un champ de ruine.

    Tu dois oublier l’ancien monde et vénérer la nouveauté, nous nous occupons de toi et de ta famille.

    Nous nous occupons de toi et de l’éducation de tes enfants, de ton logement, de ta vieillesse, fais nous confiance, travaille et amuse toi, nous sommes là pour nous occupez de toi, de ta santé, de tes lectures, de tes loisirs, de tes parents, de tes pensées et de ta mort.

    Elle sera douce ta mort, elle sera accompagnée par nos sorciers et nos substances, elle sera douce et sans souffrance, car la souffrance c’est être humain et ce n’est pas admissible de laisser l’humanité rappelée par la souffrance, il n’y à rien après on te dit, il n’y a rien, rien, rien, rien .

    Ici est maintenant, pas de famille, pas d'avenir, pas de croyances, rien que la matière et le plaisir, rien que la matière car l’esprit est initiation et initiation c’est pas pour tous…….car l’art c’est pour nous, toi c’est made in china, l’art fabriqué pour des profanes et des esclaves, tes frêres .

    Pleure mon enfant, pleure l’unité perdue de l’univers !

     

     

  • C'est si simple.

    PP31341-EU~Snoopy-Affiches.jpg

    Qu’il est doux d’écrire pour ne rien prouver, juste écrire pour noircir l’écran de signes.

    Qu’il est doux d’écrire pour ne rien raconter du tout, simplement écrire pour le plaisir d’être.

    Qu’il est doux d’être au chaud dans sa maison pour écrire au clavier de son ordinateur, quel geste simple et tellement évident.

    Qu’il est doux d’écrire, juste pour écrire, dans sa maison, devant son ordinateur et assis sur sa chaise, quelle simplicité, quelle évidence.

    Qu’il est doux d’écrire dans sa maison, devant son clavier d’ordinateur, sur sa chaise, sur son tapis et d’avoir une connexion internet, c’est si simple.

    Qu’il est doux d’écrire dans sa maison, devant son clavier d’ordinateur, sur sa chaise, sur son tapis et d’avoir une connexion internet,et de pouvoir la payer grâce à un honnête travail, c’est si simple.

    Qu’il est doux d’écrire dans sa maison, devant son clavier d’ordinateur, sur sa chaise, sur son tapis et d’avoir une connexion internet et de pouvoir la payer grâce à un honnête travail, en attendant sa femme et ses enfants, c’est si simple.

    C’est si simple !