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  • OSCAR ROMERO.

     

     

    Accusé par ses adversaires politiques de prêcher une doctrine "communiste", Mgr Oscar Romero incarnait plutôt le porte-étendard de la théologie de la libération, mouvement d'une Église populaire qu'on pourrait qualifier de jonction entre le marxisme et le catholicisme.

    Le 23 mars 1980, il lance un appel aux militaires, disant qu'un militaire n'est pas obligé d'obéir à un ordre de tuer, malgré les menaces de mort perpétrées à son endroit lors des dernières semaines.

    L'archevêque de San Salvador est assassiné le lendemain, le 24 mars 1980 sous les yeux d'une multitude de fidèles alors qu'il célèbre la messe dans la chapelle d'un hôpital. Le jour de son enterrement, l'armée et les forces paramilitaires d'extrême droite font feu sur la foule assassinant un grand nombre de personnes.

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    Dernière homélie de Mgr Romero

    Plusieurs se surprennent, ils pensent que le christianisme ne devrait pas se mêler de toutes ces choses, alors que c'est le contraire. Vous venez d'entendre dans l'Évangile du Christ qu'il est nécessaire de ne pas tant s'aimer soi-même, de ne pas désirer s'éviter les risques de la vie que l'Histoire exige de nous, et que celui qui désire éloigner de lui ce danger, perdra sa vie. Au contraire, celui qui se donne par amour au Christ au service des autres, celui-ci vivra comme le grain de blé qui ne meurt qu'en apparence. S'il ne mourait pas, il demeurerait seul. Si la récolte existe, c'est parce qu'il meurt, parce qu'il se laisse immoler dans cette terre, et c'est ainsi qu'il produit la récolte.

    Depuis cette éternité, Dona Sarita a merveilleusement confirmé ce qu'affirme ces pages du Concile Vatican II que j'ai choisies pour elle. «Nous ignorons le temps où aura lieu la consommation de la Terre et de l'humanité. Nous ne connaissons pas non plus de quelle manière l'univers se transformera. La face de ce monde, enlaidie par le péché, passe, mais Dieu nous enseigne qu'Il nous a préparé une nouvelle demeure et une Terre nouvelle où habite la justice et dont la béatitude est capable de rassasier et de surpasser toutes les aspirations de paix qui surgissent dans le c?ur humain. Une fois la mort vaincue, les fils et les filles de Dieu ressusciteront dans le Christ et ce qui fut semé sous le signe de la faiblesse et de la corruption, sera revêtu de l'incorruptibilité et demeurera la charité de leurs oeuvres, ils se verront libérés de la servitude de la vanité de toutes les créatures que Dieu créa en pensant à l'être humain.

     

    Il nous avertit qu'il ne sert à rien à l'homme de gagner le monde s'il se perd lui-même. Néanmoins, l'attente d'une Terre nouvelle ne doit pas l'amortir mais au contraire aviver davantage en lui la préoccupation de parfaire cette Terre où croît le corps de la nouvelle famille humaine, lequel peut, d'une certaine manière, anticiper l'aube du siècle nouveau. Même s'il faut savoir distinguer attentivement le progrès temporel et la croissance du Règne du Christ, le premier, en tant qu'il peut contribuer à mieux ordonner la société humaine, intéresse en grande mesure le Règne de Dieu. Donc, les biens de la dignité humaine, l'union fraternelle et la liberté, en un mot, tous les fruits excellents de la nature et de notre effort, après les avoir propagés sur la Terre, dans l'Esprit du Seigneur et en accord avec les commandements, nous les retrouverons pures de toutes taches, illuminés et transfigurés, lorsque le Christ livrera au Père le Règne éternel et universel. «Règne de vérité et de vie, Règne de sainteté et de grâce, Règne de justice, d'amour et de paix.» Le Règne est déjà mystérieusement présent sur notre Terre et lorsque le Seigneur viendra, il consumera sa perfection.»

    C'est cela l'espérance qui nous alimente nous les chrétiens. Nous savons que tout effort pour améliorer une société, surtout lorsque l'injustice et le péché y sont si incrustés, est un effort que Dieu bénit, que Dieu veut et que Dieu nous exige. Et lorsque nous rencontrons des gens généreux dont la pensée s'incarne et qui travaillent pour des idéaux, il faut essayer de les purifier dans le christianisme, tâcher de les revêtir de cette espérance de l'au-delà, parce qu'ils deviendront alors plus forts. Nous avons la certitude que tout ce que nous semons sur la Terre, si nous l'alimentons de l'espérance chrétienne, n'échouera jamais, nous le retrouverons purifier dans ce Règne où précisément, le mérite est dans ce que nous aurons fait sur cette Terre.

    Sinon, je crois bien que nous espérerions en vain en ces heures d'espérance et de lutte. Rappelons-nous, avec reconnaissance, de cette femme généreuse qui sut comprendre les inquiétudes et les efforts de son fils et de tous ceux qui travaillent pour un monde meilleur. Elle sut également faire sa petite part pour soulager la souffrance. Et il n'y a pas de doute que cela est la garantie que son Ciel doit être également à la mesure de son sacrifice et de cette compréhension qui manque à plusieurs en ce moment au Salvador.

    Je vous supplie tous de considérer ces choses depuis le moment historique, avec cette espérance, avec cet esprit de don de soi, de sacrifice et de faire ce que nous pouvons. Nous pouvons tous faire quelque chose, en débutant par un sentiment de compréhension. Cette sainte femme dont nous honorons la mémoire aujourd'hui, ne put peut-être pas faire des choses directement, mais elle encouragea ceux qui pouvaient travailler, elle comprenait leur lutte et surtout, elle priait. Ce qui fait que même après sa mort, elle nous dit ce message d'éternité : «Il vaut la peine de travailler parce que toutes ces aspirations de justices, de paix et de bien que nous avons déjà sur cette Terre, nous les avons formées en nous nourrissant d'une espérance chrétienne, parce que nous savons que personne ne peut pour toujours et que ceux qui ont mis dans leur travail un sentiment de foi très grand, d'amour à Dieu, d'espérance entre les hommes, tout cela donc nous revient maintenant, dans les splendeurs d'une couronne qui doit être la récompense de tous ceux qui travaillent ainsi, répandant les vérités, l'amour, la justice et les bontés sur la Terre. Tout cela ne demeure pas ici, sinon que purifié par l'Esprit de Dieu, cela nous sera rendu et donné en récompense.

    De cette sainte messe, donc, de cette Eucharistie, est précisément un acte de foi : Avec la foi chrétienne, il semble en ce moment que la voix diatribe se convertit en corps du Seigneur qui s'offrit pour la Rédemption du monde et qu'en ce calice, le vin se transforme en ce Sang qui fut le prix du Salut. Que ce Corps immolé et ce Sang sacrifié pour les hommes, nous alimentent également pour offrir notre corps et notre sang à la souffrance et à la douleur, comme le Christ, non pour soi-même, sinon pour apporter des concepts de justice et de paix à notre peuple. Unissons-nous donc intimement, en foi et en espérance, à ce moment de prière pour Dona Sarita et pour nous.

    Détonation, Mgr Romero s'effondre.

  • SUEUR.

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    Le vent souffle mollement, vaguement frais dans la touffeur de ce mois de juillet .

    Vaguement frais !

    Car le vent qui souffle c’est l’air du temps, un air vicié qui ne nous rafraîchi(t) pas vraiment.

    La sueur gagne la partie.

     

  • La burqa, c’est caca !

     

     

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    Un beau jour de juillet 2008 j’apprends qu’une dame s’est vue refuser la nationalité française parce que elle portait de manière habituelle une tenue nommée burqa.

    Du moins la presse présente l’affaire sous ce jour, en mettant l’accent sur la tenue vestimentaire de la dame en question.

    Faut bien dire que la fameuse burqa n’à pas fait un tabac dans les milieux de la mode parisienne ces derniers temps.

    En faisant appel à mes souvenirs, je relie immédiatement ce vêtement aux atroces Talibans qui exécutaient des femmes dans un stade et qui coupent les mains des voleurs ou de je ne sais plus qui, pour je ne sais plus quelle ignoble raison de quelle affreuse religion moyenâgeuse. Brrrr ces gens la ne sont vraiment pas comme nous.

    Bref je me rappelle que l’on nous à bien gonflé le mou contre les Talibans afghans afin de justifier notre interventions militaire dans ce pays dont je me fous éperdument et dont on massacre les civils depuis environs…ans ?

    Au fait depuis combien d’année les militaires français sévissent- ils la bas ? Je me souviens même plus.

    Enfin, bref, la burqa c’est caca est nos médias nous l’on assez répété comme ça pour que je ne m’offusque pas de la décision du conseil d’état concernant cette brave femme mariée à un français et mère de 3 enfants français.

    Mais je suis curieux et je cherche un peu comment le juge administratif a pu motivé sa décision et je trouve sur le blog de l’avocat Eolas ..ici

    Et je lis les motifs : " il ressort des pièces du dossier que, si Mme M… possède une bonne maîtrise de la langue française, elle a cependant adopté une pratique radicale de sa religion, incompatible avec les valeurs essentielles de la communauté française, et notamment avec le principe d'égalité des sexes ; qu'ainsi, elle ne remplit pas la condition d'assimilation posée par l'article 21-4 précité du code civil ; que, par conséquent, le gouvernement a pu légalement fonder sur ce motif une opposition à l'acquisition par mariage de la nationalité française de Mme M…. "

    Nous y voilà, porter la burqa est une pratique " radicale " de la religion, examinons donc la définition de radical :

    Relatif à la racine, à l'essence de quelque chose. Qui concerne le principe premier, fondamental, qui est à l'origine d'une chose, d'un phénomène.

    Par extension : Complet, total, absolu; sans exception ou atténuation.

    Nous apprenons donc que la communauté française est par nature incompatible avec la pratique sans concession de la religion en question, qui n’est pas nommée dans la motivation mais tout le monde l’aura reconnu.

    Mais le juge va plus loin est se permet de juger les effets de cette religion qui selon lui va contre le principe d’égalité des sexes, dans un raccourci saisissant et inquiétant.

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    Alors madame M. la prochaine fois que vous allez voir le juge mettez vous en mini-jupe raz la touffe et présentez à l’agent enquêteur un décolleté avantageux, essayez de divorcer et de prendre un amant, athée de préférence, et posez nue pour un magazine people en racontant que vous étiez sous la coupe d’un affreux mari intégriste qui faisait, selon vous, de fréquents voyages en Iran.

    Alors vous serez écoutée et même avec un peu de chance vous obtiendrez le soutien de Caroline Fourest et de Gisèle Halimi.

    Mieux encore, écrirez un bouquin et vous serez invitée chez yves Calvi et ses experts ou chez FOG, la gloire vous attends Mme M..

    On aime les renégats par chez nous, Mme M., et de plus en plus.

    Une autre solution est de rejoindre les rangs, clairsemés des FARC en Colombie, et d’enlever une richissime fille de diplomate ou d’industriel connue par chez nous etde la retenir quelques années en otages. Je vous assure que notre Président vous offrira l’asile politique si vous trahissez.

    Alors soyez libre Mme M.., de cette liberté que l’on défend, par chez nous, pas de celle à laquelle vous croyez !

  • MES VACANCES !

    Quelques photos :

    Le Bar :

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     Les Agaves, j'en ai piqué pour chez moi !

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     La piscine et les pieds de ma femme :

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  • PETITE LECTURE.

     Ce bouquin très bien écrit est idéal pour l'été ! 
    En livre de poche.
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    Trois secrets. Deux femmes. Un Graal. Juillet 1209 : Dans la cité de Carcassonne, Alaïs, dix-sept ans, reçoit de son père un manuscrit qui, prétend-il, recèle le secret du Graal. Bien qu'elle n'en comprenne ni les symboles ni les mots, elle sait que son destin est d'en assurer la protection. Elle doit, au prix d'une foi inébranlable et de grands sacrifices, préserver le secret du labyrinthe, secret issu des sables de l'ancienne Egypte voilà plusieurs milliers d'années. Juillet 2005 : Lors de fouilles archéologiques aux environs de Carcassonne, Alice Tanner trébuche sur deux squelettes. Dans la grotte où gisent ces ossements, elle découvre, gravé dans la roche, un langage ancien, qu'il lui semble possible de déchiffrer. Elle finit par comprendre, mais trop tard, qu'elle vient de déclencher une succession d'événements terrifiants. Son destin est désormais lié à celui que connurent les Cathares, huit siècles auparavant.