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lundi, 09 juin 2008
CORRUPTION BIEN DE CHEZ NOUS 2 La Nivaquine.
C’était un suicide
" Ma compagne était farouchement opposée au suicide ". G, premier adjoint au maire de P, le ton grave, a du mal à contenir son émotion devant la forêt de caméras et de micros dressés devant lui, samedi après-midi. Quelques heures après l’annonce des résultats des analyses toxicologiques qui démontraient la présence d’une dose massive de Nivaquine, un médicament contre le paludisme, il voulait encore dire sa colère et son incompréhension.
Le décès de ChantaL, sa compagne depuis cinq ans, est survenu officiellement le 8 septembre à 13 h 40 à l’hôpital du Val-de-Grâce. La veille, elle avait été prise d’un malaise lors de son transfert des locaux de la brigade financière, où elle avait été placée en garde à vue pendant 48 heures, à la cellule où elle devait passer la nuit. Le lendemain, elle aurait été entendue par le juge P dans une affaire où apparaissent notamment les noms de B, le secrétaire d’État aux XXXXX de la justice et premier adjoint de M, J M-A, député maire de P, et G.
Que s’est-il passé lors de cette " garde à vue banale qui se déroulait dans le cadre normal de l’enquête ", si on en croit le secrétaire régional du Syndicat national des officiers de police, qui ajoutait : " Nos collègues sont hors de cause ". La réponse était selon lui dans les résultats des analyses toxicologiques.
Dès le lendemain du décès de Chantal, G parlait de " torture morale " de la part des policiers de la brigade financière pour faire pression sur lui. Après avoir appris qu’il s’agissait d’un suicide, il n’a pas varié. " Il est évident que c’est elle qui a pris la décision d’absorber ces médicaments. Mais je pense qu’elle y a été amenée par le traitement qu’elle a dû subir. Quand j’ai dit que Chantal était morte sous la torture, ce n’est pas parce que c’est elle qui s’est donné la mort que cela change quoi que ce soit ".
Après ce rebondissement, G attend des réponses à de nombreuses questions, pointant du doigt ce qu’il appelle " des fautes criminelles ". " Je n’arrive pas à comprendre comment les policiers ont pu laisser entre ses mains cette quantité de Nivaquine. Elle se présente sous la forme de comprimés relativement grands qui ne s’avalent pas facilement. Et il semblerait qu’elle en ait avalé entre 15 et 20. c’est une masse de médicaments qu’il
n’est pas facile de dissimuler ".
Comment a-t-elle eu accès à ces médicaments ? Selon son compagnon, elle en avait certainement dans la trousse. Chantal connaissait la dangerosité de ce produit pour avoir vu quelqu’un mourir d’une ingestion massive plusieurs années auparavant.
L’élu de P s’interroge aussi sur le déroulement dramatique de la nuit de dimanche à lundi. " Les informations qui nous ont été données sont complètement confuses et incompréhensibles. Cette femme venait de faire un malaise. Le commissaire appelle notre avocat vers 23 heures pour lui annoncer que les choses se passent mal. Notre avocat demande où il peut voir Mme Chantal, on lui répond qu’elle n’est pas visible et qu’elle va être transférée dans un hôpital, on nous parle de l’hôpital Mondor à Créteil. À trois heures le même commissaire a rappelé pour annoncer le décès ".
G n’apprend la nouvelle que le lundi matin. " Les services de police ont été incapables de nous dire où le corps se trouvait. Il a fallu que notre avocat téléphone d’hôpital en hôpital pour aboutir à 10 heures au Val-de-Grâce où on a annoncé que Mme Chantal n’était pas décédée mais en réanimation. Je l’ai vue. Elle était sous respiration assistée ", reprend-il. Officiellement, le décès est annoncé le lundi à 13 h 40.
" Je ne sais toujours pas où est morte ma compagne. Comment peut-on résister à une dose massive de Nivaquine jusqu’au lendemain 13 h 40 ? Aujourd’hui, je doute de tout ce que les policiers nous disent. La prise massive de Savarine entraîne des effets irréversibles dans l’heure ou les deux heures qui suivent l’absorption. Or le premier malaise est arrivé 48 heures après son arrivée. Il est évident qu’elle s’est donné la mort pendant la garde à vue ".
Quant à savoir pourquoi Chantal a été placée en garde à vue juste après son arrivée à Orly à 21 h 40 et non pas simplement convoquée, G est persuadé que les policiers ont voulu faire pression sur lui. Il parle même de chantage. " Je ne savais pas qu’on pouvait appréhender les gens comme ça à part les grands terroristes. Quand je lui ai demandé combien de temps elle serait gardée à vue, le commissaire m’a dit : cela ne dépend que de vous. Si j’entends ce que je veux entendre elle sera libérée. "
Le souci pour les policiers d’éviter toute relation entre deux témoins ne tient pas selon G, qui a lui été entendu comme simple témoin au printemps dernier.
Son avocat, Me B a annoncé lui qu’il attendait de voir ce qu’il y avait dans le dossier pour lancer d’éventuelles poursuites.
Mais que reprochait-on à G pour s'en prendre à Chantal ?
08:08 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note


Commentaires
Mais que reprochait-on à G pour s'en prendre à Chantal ?
Il faudrait contacter Hercule...
Ecrit par : Miss Marple | lundi, 09 juin 2008
Hercule ?
celui des 12 travaux (public) ?
Ecrit par : melgueil | lundi, 09 juin 2008
Meeeuh non ...
Poirot ! et son pote Hastings...
Ecrit par : Miss Marple | lundi, 09 juin 2008
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