« MARXISME ET OLIGARCHIE. | Page d'accueil | POUR S'ENDORMIR ! »

mardi, 03 juin 2008

CITATIONS TIREES DE :"La Possibilité d'une île "

La Possibilité d'une île est le quatrième roman de Michel Houellebecq, publié en 2005 aux éditions Fayard. Il aborde le sujet du clonage et de la création artificielle d'une nouvelle espèce tout en poursuivant la réflexion de l'auteur sur la société contemporaine, en particulier sur les relations entre les hommes et les femmes.

« Quant aux droits de l’homme, bien évidemment, je n’en avais rien à foutre ; c’est à peine si je parvenais à m’intéresser aux droits de ma queue. » (p. 24)

« La liberté, à titre personnel, j'étais plutôt contre ; il est amusant de constater que ce sont toujours les adversaires de la liberté qui se trouvent, à un moment ou à un autre, en avoir le plus besoin. » (p. 48)

« l'enfant est une sorte de nain vicieux, d'une cruauté innée, chez qui se retrouvent immédiatement les pires traits de l'espèce, et dont les animaux domestiques se détournent avec une sage prudence. » (p. 67)

« Le M.E.N. (Mouvement d'Extermination des Nains) prônait la disparition de la race humaine, irrémédiablement funeste à l'équilibre de la biosphère, et son remplacement par une espèce d'ours supérieurement intelligents - des recherches avaient été menées parallèlement en laboratoire afin de développer l'intelligence des ours, et notamment de leur permettre d'accéder au langage (je songeais à Gérard Depardieu dans le rôle du chef des ours). » (p. 68)

« Jeunesse, beauté, force : les critères de l'amour physique sont exactement les mêmes que ceux du nazisme. » (p. 74)

« La différence d'âge était le dernier tabou, l'ultime limite, d'autant plus forte qu'elle restait la dernière, et qu'elle avait remplacé toutes les autres. Dans le monde moderne on pouvait être échangiste, bi, trans, zoophile, SM, mais il était interdit d'être vieux. » (p. 213)

« L'amour non partagé est une hémorragie. » (p. 316)

« sans doute l'amour n'avait-il jamais été, comme la pitié selon Nietzsche, qu'une fiction inventée par les faibles pour culpabiliser les forts, pour introduire des limites à leur liberté et à leur férocité naturelles. » (p. 341)

« Comme chaque année maintenant l'été était caniculaire en France, et comme chaque année les vieux mouraient en masse, faute de soins, dans leurs hôpitaux et leurs maisons de retraite ; mais cela faisait déjà longtemps que l'on avait cessé de s'en indigner, c'était en quelque sorte passé dans les mœurs, comme un moyen somme toute naturel de résorber une situation statistique de très grande vieillesse forcément préjudiciable à l'équilibre économique du pays. » (p. 351)

SOURCE : ICI

Commentaires

A boire et à manger ...

Ecrit par : agathe | mardi, 03 juin 2008

Ecrire un commentaire