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mardi, 13 mai 2008

DRUG STORY !

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Mieux voir ici 

Je finis mon verre d’un trait, l’ivresse est là je la sens, elle m’envahit rapidement.

J’allume une cigarette et je sens le désir qui monte.

Est-ce ça être un homme ?

Est-ce rechercher cette " modification de l’état de conscience " mobilisant toute la testostérone disponible l’espace d’un court instant ?  

Je me souviens de ce bouquin qu’un copain, gros fumeur d’herbe, m’avait conseillé de lire, un livre d’un certain Castanéda " L'Herbe du diable et la Petite Fumée "

Ce bouquin racontait l’expérience d’un étudiant en anthropologie ( lui ) qui rencontrait un indien du Mexique pour connaître et s’initier à l’usage de la drogue.

Mais cette recherche et son expérience était mystique, guidée, accompagnée par ce vieil indien mystérieux.

Castanéda racontait ses visions et ses voyages dans le monde de la drogue, extraordinaires, effrayants, fascinants.

Ce que j’en ai retenu tient en deux mots, user de drogues sans avoir une solide vision d’une cosmologie du monde est un suicide.

C’est ce que j’en ai retenu, la seule chose, la seule et pour ceux qui se posent des questions sur l’ouvrage cité et son auteur controversé, wikipédia satisfera leur curiosité. Ici : http://fr.wikipedia.org/wiki/Nagual 

Non, je ne me lancerai pas dans l’analyse des concepts développés dans les ouvrages de Castanéda. Je ne ferai que recopier et paraphraser. En fait je m’en fous.

Ce qui est intéressant c’est mon observations des gens qui m’ont conduit à consulter ces ouvrages et l’expérience personnelle que j’ai pu vivre.

Le premier copain qui m’a conseillé le bouquin en question travaillait avec moi mais n’était pas un ami. Je ne me confiais pas à lui ni n’échangeait rien avec lui de très important pour moi. Il consommait régulièrement et faisait pousser des plans d’herbe sur le balcon d’un troisième larron.. Il me proposa une partie de sa production et curieusement j’ai payé ma part pour récupérer une partie de la production.

Un jour il me confia une feuille A4 pliée contenant la substance. Je ramenais le paquet chez moi et le planquais au dessus d’une armoire. Je n’y ai pas touché pendant plusieurs mois.

Un beau jour que j’étais seul à la maison je me roulais un putain de joint bien garni, je le fumais, et je décidais de me rendre à ma banque.

Allez donc comprendre pourquoi ?

Une fois dans la voiture j’enfilais les rues les unes après les autres pour finalement stopper la voiture, hébété et paumé. J’étais perdu dans mon bled, perdu, et j’ignorais totalement ce qu’il s’était passé pendant les dix minutes précédentes. J’avais perdu 10 minutes de ma vie dans un trou sans fond. Bonjour l’angoisse.

Mais j’ai recommencé. Un samedi Après-midi je me suis roulé un autre magnifique cône que j’ai goulûment fumé. Rien d’abord et petit à petit l’angoisse est montée, terrible, envahissante, j’avais l’impression d’étouffer et de mourir. Horrible impression.

Ces deux très pénibles expériences n’avaient rien à voir avec ce que vivaient mes camarades, rien du tout ! Il s’éclataient et moi je crevais de trouille en fumant.

C’est pourtant à la lumière de l’ouvrage de Castanéda que j’analysais mon expérience. L’auteur racontait que certaines drogues étaient totalement incompatibles avec certaines personnes. J’en déduis donc que c’était le cas de mon herbe, qu’elle me voulait du mal.

J’ai balancé l’herbe.

C’est pas ma culture et aujourd’hui je comprends .

Et puis le copain qui m’a vendu l’herbe est atteint d’une grave maladie du foie, il est mal barré.

Quant à l’autre fumeurs, que je pensais être un ami, il s’est comporté comme un lâche, comme le tricheur et l’escroc qu’il a toujours été et que je ne voulais plus voir.

Il a choisi son petit confort et n’a pas eu le courage de m’aider, un lâche, un petit, un mesquin et une merde !

Depuis j’ai repris la bibine (l’alcool) fruit de la macération de produits naturels, créatrice d’état de conscience modifiée et de grande créativité. Dois-je en avoir honte ?

Je ne sais pas. Il semble que cela soit dangereux pour ma santé, les médecins sont unanimes !

Mais j’aime pas les médecins, ils me font peur.

Alors ?

Je mourrai plus vite que d’autres, je ne serai pas centenaire, ni édenté ni invalide.

Quel tristesse !

La suite demain ou un autre jour……