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samedi, 08 mars 2008
BAISSE DU CHOMAGE ET FARIBOLES.
Il y a ce que l’on nous raconte et il y a la vérité.
La fin du chômage n’est pas nécessairement une bonne nouvelle.
Cette déclaration peut sembler surprenante mais elle est cependant réelle.
La fin du chômage n’est pas une réussite de la politique de M. Sarkosy et de ses amis, elle n’est que la conséquence du vieillissement des populations.
Depuis plusieurs année le retour au plein emploi est attendu il n’est que la conséquence du départ à la retraite des générations du baby-boum.
J’étais, naïf que je suis, de ceux qui se réjouissaient de cette baisse du chômage.
Je pensais que c’était enfin l’occasion pour les salariés de pouvoir peser sur leur destin, de devenir enfin important, de pouvoir négocier dans une relation rééquilibrée avec les entreprises.
Mais ce rêve ne se réalisera pas.
Car le programme n’est pas celui attendu. Nous assistons au contraire à un dépeçage en règle de notre industrie, de nos savoir faire et de nos emplois.
Dans tout les secteurs le progrès technique est au service du moins disant social et la technologie est au service de ceux qui mettent en place ce système d’asservissement.
Alors aujourd’hui encore, et si mon modeste blog me le permet, même si je ne touche qu’une seule personne, inlassablement je prouverai que l’on nous ment de manière éhontée.
Car c’est bien le fond du problème, le mensonge et la déformation des réalités qui se font toujours au profit des mêmes.
C’est parti, dans un premier temps regardons comment nous présente aujourd’hui la presse aux ordres les chiffre du chomage.
L’Express est une publication idéale pour nous donner la version officielle du parti ( ben oui nous sommes aujourd’hui dans un pays avec un parti unique, l’UMPS, non?).
Source : http://www.lexpress.fr/info/infojour/reuters.asp?id=66423...
Nicolas Sarkozy a vanté à Vesoul, en Haute-Saône, les derniers chiffres du chômage et l'apprentissage, trois jours avant des élections municipales périlleuses pour sa majorité présidentielle.
Dès son arrivée au Centre de formation et d'apprentissage (CFA) de Vesoul, qui forme 850 jeunes à 17 métiers, le chef de l'Etat a salué la "bonne nouvelle" d'un taux de chômage tombé en France métropolitaine à 7,5% en 2007, selon l'Insee."Le taux de chômage n'a jamais été aussi bas depuis 25 ans", a-t-il dit. "Il n'y a aucune autosatisfaction" car "la route est encore longue" jusqu'au plein emploi, a-t-il ajouté.Le président de la République n'en a pas moins mis en avant sa politique économique et rejeté l'idée que la baisse du taux de chômage se payait d'une explosion du travail précaire."Il n'y a pas lieu à polémiquer, il y a lieu à continuer. Cette stratégie économique porte ses fruits", a-t-il dit.Plus tard, lors d'une table ronde sur l'apprentissage et l'insertion professionnelle dans le petit théâtre de cette municipalité UMP, il laissera aussi tomber la modestie pour s'attribuer "une petite responsabilité" dans ces résultats.
Non, Nicolas, il n’y a " aucune autosatisfaction à avoir ", je vous en donne acte Monsieur le Président.
Non, Nicolas, la route n’est pas encore très longue avant le plein emploi et vous le savez très bien !
Mais si, Monsieur le Président, les emplois que vous nous laissez occuper sont des emplois au rabais et votre politique vise à les rendre encore plus précaires et encore moins bien payés.
Il est temps de vous dévoiler le rapport.
Car aujourd’hui tout est rapport, rien n’est laissé au hasard.
J’ai pu accéder à un rapport de la DRESS que vous pourrez consulter depuis le site du ministère de l’emploi ici :
http://www.travail-solidarite.gouv.fr/etudes-recherche-st...
Et que nous annonce ce rapport ?
Que...
Les liens entre démographie et évolution économique : le rôle des taux d’activité
Pour simuler les conséquences de cette évolution démographique au niveau de l’activité économique et du financement de la protection sociale, un modèle est utilisé (encadré 2). Bien que très simplifié, il prend en compte les situations initiales du marché du travail des différents pays et simule l’évolution économique en tenant compte de la contrainte démographique. L’hypothèse centrale, commune à la plupart des projections de long terme, est une première phase de retour au plein-emploi, c’est-à-dire à un taux de chômage fixé par hypothèse à 5% (pour les pays qui dépassent ce seuil). Durant cette phase, c’est donc la croissance et les gains de productivité, fixés de façon exogène, qui déterminent la croissance de l’emploi.Dans les pays qui connaissent un niveau de chômage élevé en début de période, le retour au plein-emploi, qui survient entre 2010 et 2015, est accéléré par le vieillissement et la décroissance consécutive des ressources en maind’oeuvre(tableau 2). Une fois le pleinemploi atteint (2e phase de la simulation), le taux de croissance du PIB devient limité, à productivité du travail donnée, par l’offre de travail disponible qui dépend elle-même de l’évolution de la population active.
Ainsi, et en tenant compte des chiffres de l’ONU, le retour du plein emploi en France est prévu pour 2014 et Monsieur Sarkosy n’y sera pour rien.
J’ai beau écouter quotidiennement les radios et TV nationales je n’ai pas entendu un seul commentateur préciser que la baisse du chômage n’est liée qu’aux résultats mécaniques du vieillissement de la population.
Pour finir ce petit billet sans prétention je voulais vous donner la date de parution de ce rapport, car en matière de démographie il n’y a guère de surprises :
Novembre 2004.
Hé oui, déjà plus de 3 ans.
Vous le trouverez ici : http://www.sante.gouv.fr/drees/etude-resultat/er-pdf/er35...
CQFD!
16:15 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : chomage, vieillissement, baisse, social


Commentaires
#Bein oui...
Ecrit par : rose | samedi, 08 mars 2008
Très intéressant, effectivement les manipulations aident à interpréter les chiffres. Nos dirigeants sont des apprentis-sorciers.
Ecrit par : agathe | dimanche, 09 mars 2008
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