« VIOLENCE ! | Page d'accueil | ESPERANCE. »

vendredi, 07 mars 2008

BRUITS DE BOTTES.

1933090337.jpg

SOURCE 

AMÉRIQUE LATINE
7/3/2008   14.07

 CRISE: SOMMET DU "GROUPE DE RIO", CORREA EXIGE LA CONDAMNATION DE LA COLOMBIE

"Nous suivons le chemin de la paix en Amérique Latine et dans les Caraïbes, mais le gouvernement colombien cherche la guerre", a déclaré le président vénézuélien Hugo Chávez à son arrivée, jeudi soir, à Saint-Domingue où il participera vendredi, avec son homologue équatorien Rafael Correa – et le président colombien Alvaro Uribe –, au 20ème sommet du Groupe de Rio, un rendez-vous qui portera nécessairement sur la crise qui a éclaté après l'incursion de l'armée colombienne en Équateur le 1er mars dernier.

Sur la base des derniers bilans, l'offensive en question se serait soldée par le décès de 23 guérilléros, dont, selon certaines indiscrétions, dix ressortissants mexicains, outre le meurtre du porte-parole des Farc (Forces armées révolutionnaires de Colombie), Raul Reyes. S'exprimant jeudi depuis Panama où il rencontrait son homologue Martín Torrijos, M Correa a réaffirmé que la crise actuelle est "régionale", mettant l'accent sur la nécessité que l'Amérique Latine condamne fermement l'action de Bogotá.

 "Aujourd'hui, le président Uribe, si désespéré qu'il se contredit, a déclaré qu'il demandait pardon à l'Équateur mais qu'il ne nous a pas avertis de l'opération parce que nous aurions à notre tour averti les Farc. Cela revient à dire que le président équatorien est un informateur des Farc. Quelle insolence !", s'est insurgé M Correa devant les journalistes, avant d'ajouter : "L'insolence d'Uribe porte plus atteinte à l'unité latino-américaine que les bombes sur le territoire équatorien.

Quel est le pays qui recèle le plus des terroristes, des guérilléros, des paramilitaires, des trafiquants de drogue et des cultures de coca ? Précisément la Colombie. Et nous en payons les conséquences (…). Peut-être faudrait-il bombarder le Sénat et le Parlement colombiens et probablement aussi la Maison de Nariño (siège du gouvernement, Ndlr) où il semble que des paramilitaires et des trafiquants de drogue se cachent".

Selon M Correa, "Uribe savait pertinemment que 12 otages, dont Ingrid Betancourt, étaient sur le point d'être libérés". Pendant ce temps, le président du Nicaragua, Daniel Ortega, a annoncé jeudi la rupture des relations diplomatiques de son pays avec la Colombie, en signe de solidarité avec l'Équateur : "Nous rompons avec la politique terroriste pratiquée par le gouvernement d'Alvaro Uribe", a déclaré le président nicaraguayen avant d'ajouter : "La Colombie s'est transformée en un foyer de tensions pour la région et menace aussi le Nicaragua, dans la mesure où elle ne reconnaît pas les Résolutions de la Cour Internationale de La Haye relatives à la frontière commune dans la Mer des Caraïbes".

Le président Ortega a par ailleurs critiqué la Résolution de l'Organisation des États américains (Oea) qui a défini mercredi l'offensive colombienne "une violation de la souveraineté" de l'Équateur sans pour autant exprimer sa condamnation de la Colombie. Créé en 1986 dans la lignée du Groupe de Contadora, pour promouvoir le dialogue et la paix en Amérique centrale, le Groupe de Rio rassemble désormais 21 membres, depuis que l’intégration d’Haïti et du Guyana au sein de l'institution régionale a été approuvée jeudi ; selon la présidente chilienne Michelle Bachelet, "il peut représenter le cadre adéquat pour faire prévaloir la paix face à la crise actuelle".

Commentaires

Cela doit bien servir quelques intérêts cette façon de mettre le feu aux poudres...

Ecrit par : agathe | vendredi, 07 mars 2008

Salut Agathe, on sait à qui mais cela ne plaît pas à .....

Ecrit par : odm | vendredi, 07 mars 2008

## Mmmh... !!!

Ecrit par : rose | vendredi, 07 mars 2008

Comme tu dis #

Ecrit par : odm | vendredi, 07 mars 2008

Ecrire un commentaire