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mardi, 08 janvier 2008
LA CHINOISE.

La chinoise
Tu ne liras jamais ses mots, la chinoise, je ne connais pas ton nom.
Tu étais si frêle et tu t’es approchée de moi avec un sourire triste
Tu m’as demandée des conseils que je ne pouvais pas te donner
Tu t’es confiée, petite femme perdue et triste, je n’y était pas préparé.
Tu as parlé simplement de ta détresse face à l’injustice et au cynisme.
Je t’ai écouté et répondu, la chinoise, et j’ai vu tes yeux briller comme des étoiles.
Tu as pleuré, la chinoise, et je rageais de ne pas pouvoir t’aider plus,
impuissant et bête face au massacre que ton mari subit quotidiennement dans son travail.
Je rage de ne pouvoir que te sourire doucement en t’encourageant, la chinoise.
Tu va perdre ta maison et ton mari de 50 ans son emploi et tu viens me voir. moi ?
Reviens quand tu veux, je t’écouterai, comme j’entends les plaintes sourdes des citoyens de ce pays, monter inexorablement, comme une marée de larmes dans l'obscurité.
Sourions !
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