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dimanche, 06 janvier 2008
TRAVAIL ET TRISTESSE.

Travail et tristesse toujours.
Sans tomber dans le propos d’ancien combattant, mon ancienneté dans la boite me permet de porter un jugement sur l’évolution conjuguée de la joie de vivre dans et hors de l’entreprise.
Le mois de décembre est une véritable torture dans les commerces. Les équipes sont soumises à rude épreuve et la fatigue nerveuse et physique atteint des sommets.
Il y a quelques années, je dirais que les choses ont commencé à évoluer il y a 3 ou 4 ans, le mois de décembre était l’occasion de faire des petites fêtes quasiment quotidiennes, souvent dans le bureau de nos responsables.
Le Champagne coulait à flot et les occasions de se retrouver pour se réjouir des chiffres d’affaires records quotidiens ne manquaient pas. Nous étions fatigués et pas bien payés mais cette convivialité permettait de décompresser et finalement de resserrer les liens entre nous.
Le délégué syndical que je suis râlait pour la forme ( le champagne remplace pas le salaire, l’alcoolisme dans l’entreprise etc. etc..), mais assez mollement devant la demande générale des salariés, et de la mienne aussi, de ce type de réunion .
Je me rappelle de ces bureaux enfumés ou l’intensité des rires augmentaient avec le nombre de bouteilles vides qui s’accumulaient dans la poubelle avec nostalgie.
Décembre 2007 fut un mois plus éprouvant que les autres car la diminution des effectifs alourdit la charge de travail individuelle et ceci en l’absence de toute convivialité.
En effet les lois puritaines de la société civile s’insinuent jusque dans les rapports sociaux au cœur même des entreprises.
Ainsi nous ne pouvons plus du tout fumer dans l’entreprise et avons même interdiction de sortir 2 minutes pour le faire.
Ainsi un nouveau règlement intérieur ultra sécuritaire, Alcootest, fouilles, interdiction de mâcher du chewing-gum etc. est mis en place depuis quelques jours.
Alors les salariés craquent et plusieurs d’entre eux, et paradoxalement parmi les plus sérieux et impliqués, ont craqué et se sont retrouvés en arrêt maladie ou même en clinique pour l’une d’entre elle.
Jusqu’où ira cette volonté de vouloir contrôler nos corps et nos esprits ?
En sortant du magasin, l’autre soir, avec un ami nous sommes allés boire une bière dans un café. L’air y était pur et l’ambiance très calme car il n’y avait personne et quand nous avons voulu en " griller une " au lieu d’aller se les geler dehors et bien nous sommes rentrer.
Je crois avoir lu, quelques fois sur le net, un terme que je jugeais excessif mais qui tout bien considéré sonne différemment à mes oreilles aujourd’hui :
l’écolo-fascisme.
11:00 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note


Commentaires
Comprends mieux ton coté DEB....
Ecrit par : sarah | dimanche, 06 janvier 2008
Non sarah l'alcolo_fascisme c'est autre chose....
Ecrit par : odm | dimanche, 06 janvier 2008
Ce n'est pas ce que je voulais dire !!
et comme tu ne réponds pas...
Ecrit par : sarah | dimanche, 06 janvier 2008
C'est "l'enfer" ta boite, je pense que je n'y tiendrais pas...
Tiens, anecdote de la journée : en faisant ma "pause cigarette" dehors, dans la rue, j'ai entendu ( non!!, je n'ai pas d'hallucinations:-) ) une chanson qui sortait de ?? c'était :"Le manége"...marrant non?
Ecrit par : sarah | lundi, 07 janvier 2008
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