« IL A DU TALENT. | Page d'accueil | LA MORT DE BENAZIR BHUTTO 2 »
samedi, 29 décembre 2007
LA MORT DE BENAZIR BHUTTO (1)
| Je reprends cette excellente analyse parue sur le site de misna dont le lien est disponible à droite INTERNATIONAL 28/12/2007 15.25 | ![]() | |
| Du Bureau du directeur : SUR LA MORT DE BENAZIR BHUTTO | ||
| Politique et économie, Standard | ||
|
| ||
À la question de savoir qui a tué Benazir Bhutto, les hypothèses de réponses sont multiples:
1) par exemple les talibans qui apparemment entrent et sortent du Pakistan comme bon leur semble à travers la région limitrophe de l’Afghanistan où Oussama Ben Laden, ou qui pour lui (ou pour d’autres) continueraient, selon certains, à coordonner le quartier général d’Al-Qaïda ;
2) ou d’autres extrémistes islamistes étiquetés comme "membres d’Al-Qaïda", désormais retenus responsables de la plupart des maux du monde ;
3) et pourquoi pas, comme l’a immédiatement dit le veuf de Benazir – notamment en vertu d’une lettre signée il y a quelques jours par la victime elle-même – le président pakistanais Pervez Musharraf ou ses complices et acolytes ?
4) ou encore les services secrets d’un quelque pays occidental ou fortement anti-musulman ?
5) ou encore un insoupçonnable de nature imprécise ? La liste des hypothèses plus ou moins raisonnables sur l’identité des auteurs et des commanditaires de l’attentat pourrait s’allonger à l’infini, considérant également le crépitement pour le moins suspect de réactions croisées le lendemain :
1) le gouvernement "n’est pas au courant d’un lien d’Al-Qaïda avec l’assassinat, selon une communication à la presse du ministère de l’Intérieur pakistanais ;
2) "Asia Times" et la chaîne télévisée locale "Ary" disent en revanche, avec insistance et résumés de coups de fil et de messages reçus, que l’attentat a été revendiqué par Al-Qaïda ;
3) Fbi et Cia, les plus grands espions américains, disent pourtant que malgré les diverses revendications présumées, ils ne peuvent rien confirmer.
Là encore la liste pourrait s’allonger mais cet éditorial risquerait de devenir, si ce ne l’est déjà, le boulier de la dietrologie. Alors, vu que jusqu’à présent, et peut-être pour un bon bout de temps encore, il est impossible de savoir qui est l’assassin, le véritable responsable, au-delà des exécutants matériels, doit être recherché ailleurs et autrement.
Hormis la biographie personnelle enchevêtrée et tourmentée de Mme Bhutto, qui jusqu’en octobre dernier vivait un confortable et raisonnable exil à Dubaï avec toute sa famille, pour se soustraire à des accusations de corruption, on peut entrevoir d’autres ombres fuyantes et élusives derrière cette énième victime sacrificielle pakistanaise, certes une illustre victime, mais une parmi des centaines d’autres tuées ces derniers mois dans des attentas, des affrontements et des violences, en particulier suite à l’assaut donné en juillet à la Mosquée Rouge.
Pourquoi Benazir Bhutto est-elle rentrée au pays et a-t-elle continué sa bataille politique d’opposition, contrainte à un dangereux slalom entre attentats et accords plus ou moins feints avec Musharraf ? Est-ce une héroïne, une sorte de Jeanne d’Arc chiite (la religion de son père et de 15 à20% des pakistanais) ou un simple pion d’un jeu bien plus vaste et complexe, un "pantin dans les mains de Washington" voire peut-être "le plus précieux outil américain" selon des définitions attribuées à diverses sources terroristes ? Était-elle vraiment motivée par le Pakistan et le futur du pays ou poussée par des pressions connues de tous mais que l’opinion prévalente conformiste mondiale peine à rappeler ? (À suivre)
09:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



Les commentaires sont fermés.