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samedi, 27 janvier 2007

toubib or not toubib

 

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vendredi 26 janvier 2007, 17h59

Polémique sur les honoraires des médecins sur fond de campagne électorale
Par Sarah DAWALIBI
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PARIS (AFP) - La rémunération des médecins a fait l'objet de plusieurs polémiques ces derniers jours, leurs syndicats plaidant pour des revalorisations à l'approche des élections, tandis que d'autres intervenants dénoncent une forte progression de leur pouvoir d'achat et des "abus" à l'hôpital.

C'est un document du Haut Conseil pour l'avenir de l'assurance maladie, dévoilé samedi dernier par Le Parisien, qui a allumé la mèche, en révélant une hausse des revenus des médecins depuis quinze ans "trois fois plus rapide" que pour l'ensemble des salariés français.

 

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Le pouvoir d'achat des médecins a progressé de 1,5% par an en moyenne entre 1993 et 2004 pour atteindre un revenu net moyen annuel de 63.700 euros pour un généraliste et de 102.300 euros pour un spécialiste, selon une étude du ministère de la Santé (Drees).

Mais cette hausse cache de fortes disparités entre les spécialités, les radiologues décrochant le jackpot avec +3% de pouvoir d'achat par an durant cette période, devant les ophtamologues (+2,5%).

 

Un peu moins bien lotis, les généralistes s'en sortent avec +1% par an. C'est beaucoup mieux que les dermatologues qui ont perdu en moyenne 0,3% par an, et les ORL, qui ont stagné à +0,2%.

 

La controverse a touché également les praticiens hospitaliers qui exercent une activité libérale à l'hôpital en complément de leur activité salariée, soit environ 4.500 médecins.

 

Avec la divulgation du montant des honoraires libéraux de certains professeurs de médecine, la polémique a pris un tour politique, le responsable des questions de santé pour le PS à l'Assemblée nationale, Jean-Marie Le Guen, pressant le ministre de la Santé de "mettre fin à ces abus intolérables" et une "situation scandaleuse".

 

Alors que les médecins et l'assurance maladie ont entamé des discussions pour revaloriser les honoraires des généralistes, la publication de ces chiffres a aussitôt suscité l'émoi des syndicats de médecins, criant à une manoeuvre politique destinée à faire échouer les négociations.

 

Les généralistes demandent que leur consultation soit portée d'ici la fin de l'année de 21 à 23 euros, au même niveau que celle des spécialistes, puisqu'à partir de l'automne prochain la médecine générale deviendra une spécialité médicale à part entière.

 

Le ministre de la Santé, Xavier Bertrand, par ailleurs porte-parole du candidat UMP à l'élection présidentielle Nicolas Sarkozy, s'est à plusieurs reprises prononcé en faveur de cette revalorisation, au risque qu'elle soit perçue comme un cadeau électoral aux médecins, à trois mois de la présidentielle.

 

En 2002, les généralistes avaient de fait déjà réussi à obtenir au terme d'une négociation de plus de huit mois, la revalorisation de leur consultation de 17,53 euros à 20 euros, une promesse électorale du candidat Jacques Chirac...

 

Pour 2007, le Conseil de l'Union nationale des caisses d'assurance maladie a toutefois attiré l'attention jeudi sur les risques de dérapage des dépenses maladie, si cette revalorisation, qui coûterait 500 millions d'euros en année pleine, était accordée au printemps.

 

D'autant qu'une autre négociation en cours entre l'assurance maladie, les médecins et les complémentaires santé devrait déboucher sur la création d'un nouveau secteur tarifaire dit "optionnel", permettant à certains spécialistes de pratiquer des dépassements d'honoraires supplémentaires.

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